Que pensent les religieux sur le don d'ovocytes?
Mlle N.D., Paris - Musulmane - 14/05/2006
Parvis 21 : L'Eglise catholique, pour sa part, estime que l'enfant doit être l'enfant de ses deux parents. donc rejette le dons d'ovocytes.
Bioéthique
Il me semble que le débat sur "pour ou contre le clonage" -quelqu'en soit la forme- est un débat stérile dans la mesure où, de toute façon, l'humanité y viendra parce qu'elle n'a jamais su s'arrêter. Or, partant de ce principe, principe fondamental il me semble puisqu'il colle parfaitement à la réalité humaine dans la mesure où sa réalité n'est pas toujours bonne, ce qu'il manque à la technique, c'est un projet métaphysique et esthétique. Depuis l'avènement de l'esprit positiviste qui nous mena au massacre industriel de millions d'êtres humains, et donc massacre hautement technique, la science a perdu ce que les philosophes arabes du 4eme au 8eme siècle avaient compris (avec Averoes par exemple), à savoir la complémentarité de la science et de la religion dans un mouvement supérieur à même de faire éclore une civilisation véritable. il ne s'agit plus alors de réfuter les avancées techniques, mais de les englober dans un plan supérieur, civilisationnel et esthétique, qui ferait de l'homme un homme et non plus un simple consommateur. M. R.L., Besançon (France) - Incroyant - 13.07.04
Bioéthique
Hello,
Père de Vergeron de Vigilance-Clonage - Rodez (France) - Catholique - 06.01.04 : les axiomes et corollaires sont un résumé des affirmations de nos élus dans la discussion en chambre de la première et de la deuxième lecture du texte de la loi bioéthique...
Les axiomes et corrolaires ne sont pas un "résumé" mais une "interprétation commentée et militante" du texte que chacun peut se procurer sur le site de l'assemblée nationale. Les "axiomes" sont non démontrés mais affirmés et, de ce fait, les supposés corrolaires ne reposent que sur vos propres affirmations militantes et fondées sur le procès d'intention (de plusieurs hypothèses, vous choisissez la plus dénigrante). D'ailleurs, les représentants de la nation "débattent", ils n'axiomatisent pas. On comprend donc que la qualification d'axiome est de votre cru. En fait, c'est votre interprétation qui est axiomatique.
Les présentant comme "axiome", on comprend tout de suite que vous n'envisagez pas une nano-seconde que vous pourriez avoir compris de travers. D'ailleurs, tout soudain, vous sortez votre titulature écclesiastique comme argument d'autorité. Cela me rappelle un intervenant qui signait "docteur en théologie catholique" et de ce savoir prétendait avoir une vue juste de l'Islam. Outre que rien ne prouve que vous êtes qui vous dîtes être (l'adresse hotmail ne plaide pas en votre faveur vu sa qualité de refuge de ceux qui ont quelque chose à cacher), l'autorité eût été plus évidente avec un titre de chef de clinique ou de directeur de recherche en biologie.
Cordialement,
LM (Ch.) protestant à Rouen 7 jan-04Discussion sur la bioéthique
Réponse à LM (Ch.) protestant à Rouen 23 déc 03
les axiomes et corollaires sont un résumé des affirmations de nos élus dans la discussion en chambre de la première et de la deuxième lecture du texte de la loi bioéthique...
Ces affirmations sont présentées sous cette forme résumée
que l'on peut certes présenter autrement
cependant quiconque pourra en vérifier le contenu exact en allant sur le site assembléenationale.gouv qui distribue les dites discussions en quasi-intégrale.
Autres précisions? Ecrivez-nous ppp8738@hotmail.com
Paix à vous
Père de Vergeron de Vigilance-Clonage - Rodez (France) - Catholique - 06.01.04
Axiomes et corollaires
Hello,
A : PVD Perpignan, france, 20.12.03
Dans votre contribution sur la loi bioéthique, répartie en "axiomes" et en "corrolaires", je n'ai pas bien perçu où était le "vrai texte de la loi", tel que voté par les parlementaires. Vous ne donnez aucun lien qui permette de consulter le texte afin que nous puissions nous rendre compte par nous même.
De ce fait, l'axiome (principe posé pour vrai au moins le temps de la discussion et, pour quelques uns, supposés indémontrables) n'est pas le fait du législateur mais le sens que vous lui donnez. En conséquence, les corrolaires que vous donnez, sont des corrolaires sur du "non démontré". Or, d'ordinaires, les "corrolaires" ne sont pas les conséquences d'axiomes mais les conséquences de démonstrations (hypothèse, développement, conclusion).
Imaginons que vos axiomes, qui ne sont que votre commentaire et de ce fait, des hypothèses, soient faux ? Dans ce cas, les corrolaires le sont aussi. Toutefois, "axiome" tend à devenir un équivalent de "dogme" en langage profane. Aussi, dois-je comprendre au vu du défaut de lien vers le véritable texte de la loi, que vos interprétations doiventt être tenues pour bonnes sans possibilité de la discuter ?
Cordialment,
LM (Ch.) protestant à Rouen 23 déc 03
Bioéthique
Voici les principes qui furent énoncés en Chambre par le LEGISLATEUR de la loi bioéthique :
axiome n°1 : ceux qui s'opposent à cette avancée "entravent la laicité, la recherche scientifique, et le droit des malades"
[corolaire n°1: la transgression est nécessaire pour le progrès : la loi doit édicter des principes, puis autoriser leur transgression conformément au "principe d'exception", comme elle le fait déjà par exemple pour la congélation d'embryons "surnuméraires", ou pour le "diagnostic" préimplantatoire ( sélection eugéniste ) ]
[corolaire n°2 : l'emploi du mot "clonage" ou "transfert de noyau dans un ovocyte énucléé" dans les cas d'exception où ils deviennent autorisés est exclu de la discussion dans les hémicycles, et doivent etre bannis des médias ]
axiome n°2 : la loi, la politique doivent définitivement décider de bannir toute dimension qui touche à l'origine transcendante dans la création de l'homme et donc de l'homme... elle doit donc bannir de tous ses critères de décision les principes de toute dignité de l'être humain ...
[corolaire : elle doit étendre cette notion de non-dignité universelle de ces principes à l'homme en général ... Comment faire différence entre clone et non clone, embryon et "cellule" ? : sur ce sujet tous les intervenants s'inclinent]
axiome n°3 : Prenant acte qu'il est impossible de controler si un enfant né a eu une origine normale ou clonée, cette difficulté ne doit pas empecher la transgression du principe officiel de la loi. Cette loi s'autorise d'etre par ailleurs une transgession du principe "intangible" qu'elle édicte...
[corrolaire : le législateur admet qu'il fait une loi mensongère et parfaitement hypocrite, sans compter qu'elle est abominable sur le plan du Droit : L'humanité doit revoir ses Droits de l'Homme en généralisant l'instrumentalisation de l'humain ) au bénéfice de droits déclarés supérieurs : les "valeurs républicaines" ( par exemple dans la constitution européenne : les droits sexuels [ en anglais "the based-gender rights "] ou, en France la liberté de la recherche ou celle de la science, et la primauté de la "laicité" sur toute valeur humaine ou philosophique).
M. P.D.V., Perpignan (France) - 20.12.03
Bioéthique Petit memento et vulgarisé pour comprendre que la loi-clonage est la "loi d'abomination":
1/ le projet loi a été voté en première lecture à l'Assemblée Nationale le 22/1/2002
2/ il est passé légèrement modifié en première lecture au Sénat 17/1/2003
3/ il a été voté en deuxième lecture à l'Assemblée Nationale le 11/12/2003
4/ et il va devenir une LOI s'il passe en deuxième lecture au Sénat le17/2/2004 A/ Elle prétend interdire toute forme de clonage humain tout en ouvrant implicitement la voie à la transgression de ce principe, et autorise explicitement au titre de la recherche des actes interdits par la loi de 1994
B/ Elle condamne le clonage reproductif, mais pas dans tous les cas ( article 15 ) : seulement si c'est un enfant cloné à partir d'une personne déjà née ( ne serait par exemple pas interdit de faire naitre un enfant-cloné à partir d'un embryon avorté ) ... De toutes façons meme si le crime est commis, il n'est pas permis de le pénaliser avant 18 ans ( majorité du clone )
C/ Elle autorise de concevoir des embryons-clones pour le "thérapeutique" ( article 19 ): ces embryons ne peuvent pas légalement etre implantés dans l'utérus, mais doivent etre développés en laboratoire-médicament
D/ Elle autorise d'importer des cellules souches embryonnaires et clones fabriqués à l'étranger, et de les "travailler" dans le cadre de la "recherche" (A. L.1245-4 )
E/ Elle autorise de dépecer des embryons issus de la Fivette( par exemple les embryons "en trop" : surnuméraires ), pour analyser comment se développerait une cellule souche embryonnaire "normale" par comparaison à une cellule souche embryonnaire issue du clonage humain ( on appelle cela : autorisation de la recherche sur cellules souches embryonnaires) ... But : maitriser toutes les étapes du clonage embryonnaire...
M. P.D.V., Perpignan (France) - 20.12.03
Vulgarisation sur le clonage
I Jusqu’ou l’homme peut-il se servir de matériaux humains, cellules souches ou embryons, pour améliorer sa nature, se soigner, se guérir ?
Le président Jacques Chirac a déclaré le 8 février 2001 à Lyon lors du forum BioVision : « La technique a fait irruption dans le sanctuaire de la vie » ; il est important de s’informer, de réagir dans ce débat.
II a Ce dossier a pour but de vous demander d'aider le pape à apporter au monde une définition définitive du magistère sur la question du clonage : sans nous les laïcs, il ne pourra pas dire dogmatiquement que Dieu crée l'âme spirituelle dans la 1ère cellule totipotente.
Très embêtant, parce que les politiciens s'engouffrent dans cette abomination en sachant et surtout en profitant que les représentants religieux proposent un vide doctrinal sur la question!!!
b Bref, faites une lecture plus qu'attentive des dossiers joints pour :
-apprendre ce que vous pourriez faire
-comprendre l'étendue eschatologique du problème
-saisir des modèles d'expression de votre sensus ecclesiae à faire parvenir avec vos mots à vous au St Père, par la médiation ou de votre évêque ou de la nonciature apostolique de votre pays (cette initiative vient des autorités romaines les plus proches du St Père ).
consulter cette adresse: http://catholiquedu.free.fr/NAZARETHINSTITUT/VULGARISATIONCLONAGE.htm M. J.L.B., Rome (Italie) - Catholique - 16.12.03Fécondation "In vitro", don d'ovocytes que pense l'église?
je voudrais savoir que pense l'église sur les nouvelles façon de faire un enfant, je pense qu'elle est contre mais je ne sais pas si son opinion est le même que pour le port du préservatif, voilà merci!
Athée donc non baptiséMlle M.P., Anderlues (Belgique) - Catholique - 30.11.03
Le clonage ou "quand les poules auront des dents"!...
L'état français dans ce domaine agit correctement... Après les manipulations génétiques de toutes sortes sur les plantes et les animaux voilà que l'homme n'est pas épargné! La dérive du clonage thérapeutique à celui reproductif n'est pas loin et n'a qu'un but purement lucratif. Qu'on fasse des expérimentations sur des embryons que des parents ont fait don à la science comme aux Etats-Unis o-k mais de là à jouer les apprentis sorciers, il y a vraiment une marge! La course à la perfection ne rend personne ni dieu ni maître de son destin et la Nature pourrait nous le faire payer cher...
Mlle M.M., Labruguière (France) - Incroyante - 19.06.03
Un bon moment !
Hello,
On a quand même passé un bon moment pendant les fêtes de Noël : à chaque journal télévisé, on nous a montré les diverses conférences de presse de la PDGère de la société Clonaid et parlé de ce bébé clôné. Or, jusqu'à présent, rien n'est venu confirmer que ce(s) bébé(s) existe(nt), non plus qu'ils ont été clônés.
Toutefois, les autorités religieuses et internationales se sont précipitées pour condamner la chose ... qui n'existe peut-être pas. Et l'on a vu, à la télé en costume de parade, le gourou de la secte (là, je n'hésite pas) parader et être reconnu "en image" à l'égal des autres autorités. En quelque sorte, Raël (Claude Vorillon) a fait une bonne opération : échangeant de la crédibilité scientique contre de la crédibilité médiatique en se faisant représenter dans une période qui rassemble de nombreuses fêtes religieuses (Sainte-Lucie en Scandinavie, Santa Clauss en Europe du Nord et de l'Est, fin du Ramadan, Hannukha dans les familles juives, Noël chez les chrétiens) pour présenter son message à une heure de grande écoute dans les journaux télévisés.
Bien pensé, tout de même ???
Cordialement,
LM (Ch.) Rouen Protestant 4 jan 03
Vie humaine
Hello, P. V. (Espagne) - Chrétien libre penseur - 06-12-2002 L'Église pourrait-elle être sensible à l'évidente contradiction dans laquelle son opposition au clonage thérapeutique la met face à ses propres arguments : En effet, sa notion de l'évolution de l'enfance devrait lui faire comprendre qu'il existe dans un nouvel être humain aussi naissance et progrès dans l'état de veille de la conscience. Mulot Je ne vois pas en quoi l'ECAR est "en face de ses propres arguments" dans son refus du clonage thérapeutique. Elle applique le principe de précaution en prévoyant que si elle autorise le clonage thérapeutique, le clonage reproductif suivra sous peu. C'est donc la séparation entre les deux techniques qui doit être envisagée tout en se souvenant que les principes éthiques sont souvent soumis à la "loi du marché" en ce qui concerne les relations entre Etats et à la "loi du marketing et des médias" en ce qui concerne les institutions religieuses (rappel de la loi du marketing et des médias : "qu'importe qu'on en dise du bien ou du mal, l'essentiel est qu'on en parle") En ce qui concerne la doctrine ECAR sur "la vie humaine", elle n'est pas univoque : http://www.gallican.org/avortmen.htm donne les variations dans la tradition de l'ECAR concernant la vie utérine. Cordialement,
LM (Ch.) Rouen - Protestant - 7-déc-02
Par respect pour elle-même
L'Église pourrait-elle être sensible à l'évidente contradiction dans laquelle son opposition au clonage thérapeutique la met face à ses propres arguments : En effet, sa notion de l'évolution de l'enfance devrait lui faire comprendre qu'il existe dans un nouvel être humain aussi naissance et progrès dans l'état de veille de la conscience.
Quand il s'agit de la cellule artificiellement fécondée, utilisée dans son stade non encore différencié, l'Église se refuse à assimiler que la théorie de l'évolution s'applique à l'être humain pris dans son ensemble, c'est à dire que le corps ne peut être conscient de lui-même et devenir ainsi un être humain qu'après avoir reçu sa "personne spirituelle", son Ego qui est son âme.
Cette évidence met "l'âge de la naissance de la conscience" à un moment totalement différent de "l'âge de raison" adopté par l'Élise. Ce sont deux stades sont de nature différente dans l'évolution : le premier est son apparition, le second est un état premier de prise de conscience qui commence à se développer. L'Église fait fi de cette logique !
Tout en maintenant la confusion dans le public, les Responsables religieux ne peuvent ignorer que des gouvernements, informés par les scientifiques, autorisent l'interruption de grossesse jusqu'à un certain nombre maximum de semaines.
Dans ces conditions, et par respect pour elle-même, l'Église aurait dû, depuis des années, corriger ses traditions ringardes.
C'est pourquoi j'accuse l'Église, non pour détruire, au contraire, mais pour mettre l'Église face à SA conscience ···· si elle le veut bien.
P. V. (Espagne) - Chrétien libre penseur - 06-12-2002
Un chrétien en faveur du clonage thérapeutique
Pour soutenir une thèse qui bloquerait l'utilisation des cellules à des fins thérapeutiques il faut faire appel aux mêmes argumentations remplies d'a priori et de préjugés non fondés qui retardèrent, en son temps, l'acceptation, par l'Église, de la thèse de l'évolution des hominidés devenant progressivement homo sapiens.
La cellule a pour fonction de se diversifier pour former un être vivant, toutefois, la vie n'est pas seulement "animale", car pour l'Homme, elle est aussi "spirituelle". Il y a donc ici deux états différents qui ne sont pas nécessairement simultanés dès le départ, compte tenu de l'évolution.
En effet, alors que l'Église sait parler de "l'âge de raison" (dans le cadre de l'évolution de l'enfance), elle doit aussi admettre que cette "raison" est "conscience" et que celle-ci ne peut être, DANS LE CAS DE L'ÊTRE HUMAIN, dans une cellule non encore différenciée. D'autant plus qu'il s'agit de cellules fécondées artificiellement. [Il faut rappeler aux chrétiens que ce procédé (bébés éprouvette) fut, oh combien, critiqué par l'Église !].
L'opinion des opposants (chrétiens-laïcs) au clonage thérapeutique est respectable, mais ··· un autre point de vue, plus nuancé et probablement mieux établi, est à prendre en compte dans les discussions de clonage par les chrétiens qui y sont opposés par principe (étroit). Pour avoir défendu la thèse de l'évolution (Hominidé devenant homo sapiens), la Curie Romaine a condamné Teilhard de Chardin (Jésuite) au silence. L'Église se bloque, ici encore, face au problème de l'Évolution.
Puisse-t-elle évoluer également pour que la science continue d'avancer pour le bien de tous !
P. V. Malaga (Espagne) - Chrétien libre penseur - 24-11-2002
D'accord, pas d'accord ?
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