De la primauté de Pierre sur la collégialité
Ceux qui estiment qu'il faut un retour à la collégialité des évêques par rapport au primat du Pape se trompent considérablement. Il suffit de lire la constitution dogmatique Pastor Aeternus, élaborée par le 1er Concile du Vatican, qui définit le primat de Pierre par la proclamation d'un nouveau dogme : l'infaillibilité pontificale. Certes, Pie IX a pu passer pour un réactionnaire. Mais si l'on ne reconnaît plus la primauté du siège apostolique en matière de foi, de définition dogmatique et théologique, l'Eglise risque sa perte. En effet, si chaque évêque constitue sa propre théologie dans son diocèse, le Pape n'a plus d'autorité spirituelle ni pastorale. On va droit vers l'hérésie. La collégialité a fait place à la primauté pour ce danger précisément. On ne peut le nier. Alors, reconnaissons ce qui a été fait par les Papes afin de ne pas engager l'Eglise dans un gouffre sans fond.
M.T., Guingamp (France) - Catholique - 11.03.02
Remarque de Parvis 21 : c'est Vatican II qui a demandé la collégialité. Celle-ci n'est pas à opposer au primat du pape puisque la collégialité c'est la prise de décision des Évêques UNIS au Pape. N'oubliez pas que Vatican I a été interrompu par la guerre franco-allemande et n'a pas eu le temps d'articuler l'infaillibilité du Pape avec le rôle des évêques, ce qu'a fait Vatican II. Le Pape n'est pas le grand chef comme vous semblez le croire et les Évêques ses subordonnés : l'un et les autres sont successeurs des apôtres.
Collégialité des Évêques
Le concile Vatican II a été principalement le concile de la collégialité des évêques et sur limportance de tous les baptisés.
Une constatation simpose en ce début du nouveau millénaire :
Tant dannées après la clôture de ce dernier concile, lEglise reste encore une structure pyramidale avec une polarisation excessive sur lautorité pontificale et une centralisation romaine qui rendent difficile le dialogue avec la diversité au sein même de lEglise et avec nos frères séparés. Ne conviendrait-il pas quune plus grande responsabilité soit donnée aux conférences épiscopales ? J.L., Liège (Belgique) - CatholiqueJe lis dans les pages de APIC ceci :
"États-Unis: Mgr Quinn, ancienne archevêque de San Francisco, continue de plaider pour une réforme de la papauté
Il faut tourner la page de la "monarchie juridique".
Le prélat américain, qui lutte depuis plusieurs années pour une réforme de la papauté, persiste à dire tout haut ce que beaucoup d'évêques pensent tout bas: l'Église doit retrouver le chemin de la collégialité épiscopale. Il vient de terminer un livre sur le sujet : "La réforme de la papauté". Si la bureaucratie vaticane continue à imposer sa loi, il y aura "un grand désordre dans l'Église", craint Mgr Quinn."M. larchevêque Quinn dévoilerait-il quà Rome (dans les curies) certains tirent sur les ficelles notamment en profitant de lâge et de létat de santé du pape.
J.L., Liège (Belgique) - Catholique
D'accord, pas d'accord ?
Votre avis ? Envoyez-nous un message.