La confession
Reveler les secrets de confessions est une cause d'excommunication.
Je pense qu'il faut se confesser souvent sans tomber dans le jansenisme, tout les mois ou tout les quinzes jours, c'est important, c'est pas façile je le reconnais mais plus on s'eloigne de la confession plus c'est difficile .
J'ai remarqué que les dominicains sont de bons confesseurs, moi je suis un peu scrupuleux et mon confesseur m'aide beaucoup.
M. S.T., Caen (France) - Catholique - 31/10/2007
Parvis 21 : Oui, l'Eglise est très sévère pour le prêtre qui révèlerait le secret de la confession. En fait, ces cas sont extrêment rares.
Confession
Je viens de découvrir votre site sur les confessions et les questions posées.
Je rentre de Lourdes où j'ai passé les fêtes du 15 août.
Ne m'étant confessée qu'une fois depuis 50 ans parce que je vivais avec un compagnon marié dont la femme malade était en maison de retraite, je ne voulais pas aller rencontrer un prêtre qui, en tout état de cause, ne pouvait me donner l'absolution... j'y suis retournée après le décès de mon compagnon mais j'étais très bouleversée et le prêtre m'a conseillé d'aller voir un psychologue... ce que j'ai fait !
Depuis... je ne me sentais plus en phase pour renouer avec le sacrement.
Mon passage à Lourdes m'a engagée à en faire un temps fort de pélerinage et j'ai donc rencontré un prêtre. Il était très jeune et j'ai trouvé que pour lui l'exercice était vraiment très difficile. Il m'a donné un objectif que j'essaierai de remplir... de mon mieux...
Si la confession est un moment difficile pour les croyants, je pense que pour le prêtre qui écoute, ce n'est pas facile du tout ! Depuis que je suis rentrée je prie beaucoup pour ceux qui sont chargé de recevoir ces confessions.
Voilà ce que je voulais livrer à vous tous !
Mme MA B - Châtillon-en-Vendelais (France) - Catholique - 23/08/2007
Confession
Bonjour, je voudrais juste vous dire ceci, pourquoi se confesser à un homme alors que Dieu est et a toujours été disponible pour nous et le sera à jamais et encore fidèle en toute, c'est vrai qu'il ne nous répond pas personnellement en direct en des mots comme un prête mais il le fait par des actes, des choses de tous les jours, pour moi un prête avec ou sans son sacrement n'est pas assez différent d'un très bon ami en qui j'aurais confiance.
Car on voir bien quelques certains prêtes pédophiles, alors sachez que l'être ne cessera de nous surprendre et de nous juger mais Dieu pas, confessons nous à Dieu et tout ira mieux il ne nous dira pas un jour "tu m'a pas dit ça toi y a quelques jours" non pas du tout car une fois confessé, nos péchés nous sont pardonnés et Dieu ne s'en souvient pas du tout.
Amen!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Mlle M.R., Limay (France) - Protestante - 2/02/2007
Comment se confesser
Agé de prés de 86 ans étant catholique pratiquant je voudrais me confesser sur l'ensemble de ma vie. Localement j'ai contacté un prêtre qui de plus est ami. Je n'ai pas été satisfait.
Est ce que je pourrais par le canal d'INTERNET entrer en contact avec un religieux avec lequel je pourrais echanger des messages. Merci de votre aide
M. P.CB., Brest (France) - Catholique - 18/12/2006
Parvis 21 : Bien sûr, vous pouvez trouvez un prêtre à qui confier vos péchés sur Internet. Cependant, il ne peut être question de sacrement de pénitence (et d'absolution) par Internet, par téléphone ou par correspondance. Il faut obligatoirement la présence physique du fidèle et du confesseur.
Confession
je suis mariée civilement et j´aimerai tant me confesser, n´y a il pas une possibilité d´avoir le sacrement de confession.
Mme S.S., Paris - Catholique - 15.08.06
Parvis 21 : Ce peut être possible. Mais il est difficile de vous répondre à distance sans connaître votre histoire personnelle. Voyez un prêtre et exposez-lui votre situation.
Violation du secret de la confession
A M. E.V., Eu (France) - Catholique - 11/11/2005
Je crois volontiers ce qu'affirme M. E.V.
En effet, je peux parler d'un cas, que j'ai personnellement connu.
J'étais encore élève, en primaire. Cela remonte évidemment à un bon bout de temps. Cependant, j'étais donc dans une école catholique. Une fois par semaine nous allions à la messe et nous confesser.
Le curé, je me souviens était un homme qui me semblait fort âgé, voûté, avec un visage sévère.
Un jour j'appris, par plusieurs élèves de classes diverses, que ce curé racontait ce que les petites filles lui confiaient au confessional à d'autres curés. Ces confessions semblaient amusantes et puériles à ce curé. Cela l'amusait et il en riait avec d'autres. Même si nos confessions étaient naïves, nous étions un peu gênées d'apprendre cela.
En ayant parlé au professeur de religion, celle-ci démenti et refusa de croire ce genres d'affirmations. Parlant également du secret de la confession.
Je me souviens que depuis ce jour là, lorsque j'allais me confesser, je ne disais plus que des choses très banales, me disant que s'il le racontait et bien cela n'avait aucune importance. Cette époque passée, je me suis jurée que plus jamais je n'entrerais dans un confessional. Je prie directement Dieu et lui confie personnellement mes fautes et lui demande pardon. Je veux bien débattre de sujets généraux sur la foi avec des Pères, mais je reste tjrs très réservée sur ma vie privée. Tout ce que je dis sont essentiellement des choses que je confierais à tout le monde.
J'ai perdu confiance depuis cette époque, à tout jamais.
Je me souviens que bien plus tard, lorsque j'étais en études de secrétariat, nous avions débattu dans la classe de religion, de la Foi, de la confession, ...
J'ai été très virulente concernant la confession, expliquant pourquoi je me confessais directement à Dieu. Je suis convaincue que ces confessions ont autant de valeur faites de cette façon.
Je ne pense pas que cela soit quelque chose de général. Le secret de la confession existe bien. Mais j'ai perdu confiance et je ne pourrais plus la redonner.
Mme N.G., Bruxelles - Catholique - 15/12/2005
Parvis 21 : Ici aussi, il faudrait savoir exactement ce que se racontaient les curés. Donnaient-ils les noms des intéressées ?
Violation du secret de Confession
C'est devenu un réel problème en effet que la confession. L'assoupissement de L'Eglise,le mauvais exemple des Chrétiens et de certains prêtres, l'inculture face à ce sacrement,le pilonnage incessant et agressif d'une société laïcisée jusqu'au fanatisme, les effets de mode, en un mot: "la pensée du monde", ont favorisé une trés nette régression de ce sacrement indispensable.
Pour ma part j'ai eu un jour la trés mauvaise surprise de rencontrer dans une paroisse proche, un prêtre qui visiblement ne m'appréciait guère pour une raison que j'ignore encore. Comme c'était le prêtre le plus proche de mon domicile, je me confessais directement à lui. Puis, un jour d'invitation commune chez de vieux amis, il me lança devant eux une phrase trés explicite relative au secrets de mes péchés qu'il connaissait de par la confession. Inutile de dire que j'étais outré et complètement scandalisé. Bien sûr, mes amis agés (eux aussi trés génés) avaient parfaitement compris, et doués de sagesse et de charité dévièrent la conversation sur un autre sujet.
Toutefois je tiens à remercier ce prêtre insatanisé. En effet, il m'a fait comprendre à quel point l'esprit de l'être humain peut être empuanti. Et qu'il est nécessaire de ne JAMAIS faire confiance à qui que ce soi. J'avais su aussi par une collègue qui avait été serveuse dans sa jeunesse,les "franchouillardes rigolades" des repas entre prêtres, où l'on exposait au su et au vu de ses confrères les péchés de l'un et de l'autre. On comprendra sans difficulté ma défiance.
Mais plutôt que de cesser de me confesser, comprenant la nécessité de se conserver en état de grâce, je me confesse à des prêtres qui ne me connaissent pas et ne me revoient jamais. Ceci est d'autant plus facile que j'ai la chance par mon mêtier, de me déplacer partout en France. Le problème posé étant qu'il est impossible d'avoir, dans de telles conditions, le moindre directeur spirituel que j'ai du remplacer par des livres.
Et l'on s'étonne aprés de la "désaffection" des Catholiques pour ce sacrement. Il faut surmonter sa "crainte" de se dévoiler devant un autre homme, surmonter sa "crainte" de tomber sur un "Juda" qui va claironner à tous vents ce que vous lui avez confié, et/ou..... pouvoir se déplacer.! C'est beaucoup trop pour nombre de Chrétiens.
M. E.V., Eu (France) - Catholique - 11/11/2005
Parvis 21 : Je m'étonne de ce que vous rapportez car lors de la formation des prêtres, l'accent est mis sur la grave obligation de garder le "secret inviolable" de la confession. En fait, je n'ai jamais entendu un témoignage comme le vôtre. Je me demande si cette " phrase trés explicite relative au secrets de mes péchés" n'était ps explicite que pour vous, mais totalement obscure pour vos amis. Ce confesseurn'aurait donc en réalité rien révélé. De même, pour les "franches rigolades", il faudrait un témoignage plus précis. S'agissait-il bien de secrets de la confession ? Habituellement, les prêtres entre eux évitent ce sujet. Ne blagaient-ils pas à propos des défauts vrais ou supposés des uns ou des autres ?
Confession
Je donnerais mon avis sur le bien fondé de la confession.
On entend souvent dire qu'il est préférable de se confesser "directement à Dieu". Car le prêtre est un homme comme nous. Penser ainsi c'est ignorer que le Christ a donné ce pouvoir aux apôtres et à leurs successeurs donc les prêtres aujourd'hui;
Mais faisons fi de cela et voyons du coté de la raison.
Lorsqu'on a causé du tord à quelqu'un, moi je crois qu'on a pas uniquement offensé cette personne. Mais bien plus: Dieu, le concerné(bien sur), et toutes les autres personnes qui ont été privé de la bonté de l'offensé.
Alors s'il fallait demander pardon, n'est il pas plus juste de s'excuser auprès de tous? Nous demanderons pardon à Dieu dans la prière, à l'offensé en allant le rencontrer; et les autres? Comment parviendrons-nous à nous excuser auprès d'eux? Et comment ferons-nous pour apprécier la réparation à effectuer? Car ayant détruis ou dérober, il faudrait nécessairement réparer ou restituer pour que le pardon ( moi je crois) devienne effectif. On pourrait développer ces idées mais je m'arrêterais là pour dire que celui qui est sincère en son coeur et qui s'efforce à réparer selon l'inspiration de son esprit(motivé par l'Esprit de Dieu), celui-là Dieu le pardonnera. Mais il reste semblable à un enfant qui demande un ordinateur à son père. Et lorsque le père lui présente deux ordinateurs, l'un neuf et l'autre d'occasion, il se jette sur celui d'occasion.
S'il y a plusieurs demeures aux Ciel, elles ne sont pas toutes identiques. Et la confession chez un prêtre est l'une de ces demeures privilégiées.
M. N.N., Port-Gentil (Gabon) - Catholique - 23/08/2005
La confession, sacrement oral
Qui saurait expliquer pourquoi, dans la doctrine chrétienne, ou même catholique en particulier, la confession est nécessairement une procédure orale, de vive voix, de personne à personne ? Pourquoi pas par écrit, ou par tout autre moyen ? Existe-t-il des textes fondateurs à ce sujet, ou des commentaires ? Merci à vous
M. N.J., Auxerre (France) Agnostique - 17.02.06
Parvis 21 : Tous les sacrements demandent la présence physique des fidèles et de celui qui célèbre. Pour le sacrement de réconciliation (pénitence) il y a en outre le secret de la confession. Toute communication écrite ou par autre moyen risque d'être interceptée par un tiers.
C'est la pratique actuelle pour l'Eglise. Je n'ai pas de référence précise de textes sauf que pour la messe télévisée, il a dû être écrit quelque part qu'elle ne satisfaisait pas à l'obligation d'être présent de corps à l'église. La regarder est évidemment une excellente chose pour les malades et personnes âgées qui ne peuvent se déplacer.
Confession
bonjour à tousje voudrais répondre à Mme C.A de Lyon, qui déplore à juste titre la renonciation des prêtres -de façon globale- à l'attente dans les confessionnaux.dans ma paroisse, comme dans nombre de paroisses du centre de la ville, les confessionnaux ont été abandonné au profit de "pièces" intégrées dans l'église; la dimension d'accueil y est plus poussée et on se sent d'autant plus à même à exposer ses péchés qu'un dialogue s'instaure avec le confessant. je ne sais pas si c'est du fait de ce système mais il est au moins faut de dire que les gens fuient la confession.pendant toute la messe du samedi soir, un prêtre se tient dans cette pièce; il n'est pas rare que les fidèles quittent en continu leur place pour se confesser. l'Eglise devrait s'apercevoir que quand les fidèles sont sollicités, mis devant le fait, ils s'impliquent davantage. les campagnes plus matraquées du denier de l'Eglise ammènent souvent de meilleurs résultats.de même les paroisses du centre de la ville organisent 2 fois par an (avant Noël et Pâques) une journée du pardon: tous les prêtres de la ville -un grand nombre du moins- sont sollicités pour apporter des confessions privées. là encore l'accueil est privilégié; ce sont à chaque fois plus de 1000 personnes qui se déplacent, et souvent d'autres que ceux qui d'habitude y vont plus spontanément.certes le sacrement de confession se perd, mais ne devrions nous pas plutôt nous réjouir de ces signes de vivacité certaine?
M. B.D., Dijon (France) - Catholique - 28.08.04
Confession
Pourquoi les prêtres ne confessent-ils plus ?
J'aimerai bien me confesser car je ne me suis jamais confessée ; alors tous les jours je prie Dieu en espérant qu'il entende mes prières car je suis très croyante
Mme C.A., Lyon (France) - Catholique - 19.08.04
Parvis 21 : Les prêtres ne passent plus de longues heures dans les confessionnaux pour attendre des fidèles... qui ne viennent pas.
Il suffit d'aborder un prêtre et de lui demander de vous confesser. Ou alors de prendre rendez-vous par téléphone.
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Pour la confession ?
Quelqu'un écrit : "Il faut se confesser et le plus souvent le mieux..."
Pour parvenir à l'ataraxie, disait Epicure (341-270 AEC), l'homme doit s'affranchir de toutes les craintes et superstitions qui déforment son jugement et le rongent d'inquiétude. Mais cela ne semble pas toujours possible...
La confession est alors un remède; elle représente une catharsis - du moins pour le croyant-demandeur. Le prêtre étant seul reconnu comme producteur de pardon il est inutile, pour se "libérer", d'aller voir le psy qui, en outre, est beaucoup plus cher.
André Comte-Sponville écrit : "On m'a rapporté qu'un jour Malraux interrogea un vieux prêtre, pour savoir ce qu'il retenait de toute une vie de confesseur, quelle leçon il tirait de cette longue familiarité avec le secret des âmes... Le vieux prêtre lui répondit : "Je vous dirai deux choses : la première, c'est que les gens sont beaucoup plus malheureux qu'on ne le croit ; la seconde, c'est qu'il n'y a pas de grandes personnes.""
Autrement formulé : les croyants qui demandent la confession en ont besoin pour être moins malheureux ou, au moins, pour être réconfortés mais aussi parce qu'ils n'arrivent pas à s'assumer en tant qu'adultes... C'est un vieux prêtre qui l'a dit.
CFL de Bruxelles, le 16 août 2004Confession
Tout à fait d'accord avec ce mr gallican. (Pardon mais je ne connais pas ce mot)
La confession a toujours été prônée par tous les papes ! Il faut se confesser et le plus souvent le mieux...
Quant au secret de confession cela ne m'est jamais arrivé. Mieux vaut éviter ce Mr qui se dit prêtre et qui 2hrs plus tard se permet telle faute... Ceci n'est pas normal. A vous d'y remédier et d'aller lui en dire deux mots et impliquer son supérieur afin d'éclaircir cette histoire.
Dieu vous garde
M. M.P., Carcassonne (France) - Catholique - 16.08.04ConfessionBonjour, je suis prêtre catholique gallican, et pour moi, la confession est quelque chose d'extrêmement important et beau. En effet quoi de plus beau que de revenir vers le Père, quoi de plus beau que de voir le Père ouvrir ses bras et son coeur... C'est magnifique un Dieu si grand qui se fait si petit pour pardonner...alors que nous n'en sommes pas digne... Dommage que bon nombre de chrétiens n'ont plus recours à ce sacrement !! Quant au prêtre qui viole le secret de confession, pour moi c'est aussi grave que de commettre l'adultère, en effet c'est un péché d'adultère vis à vis de son ministère !! Qui plus est, de refuser une absolution, cela ne peut se faire que pour un motif très grave et encore...car Dieu est amour et ne refuse jamais son pardon !!!! Donc, qui sommes nous petits prêtres pour refuser le pardon que Dieu accorde ???M Abbé P, Gembloux (Belgique) – Catholique gallican - 07/08/2004
Secret de la confession: mon avis
Après avoir lu le message de la personne de mon diocèse d'Ajaccio qui parle du secret de la confession violé en sa présence, je m'interroge: n'y a-t-il pas eu erreur d'interprétation de sa part? car la chose est tellement énorme qu'il est difficile d'adhérer complètement; n'y a-t-il pas eu plutôt maladresse (de part et d'autre)? Mais si la situation est avérée, pourquoi ne pas en avoir référé à l'évêque de notre diocèse? lui seul aurait pu examiner ce dossier et statuer en toute connaissance de cause avec, le cas échéant, sanctions ecclésiastiques à l'encontre du prêtre incriminé s'il a réellement fait ce que dit notre posteur/posteuse; la situation rapportée, si elle reproduit toute la réalité des faits, est trop grave pour pouvoir être traitée en forum alors que personne ne connaît tous les tenants et aboutissants de l'affaire.
Mme A.N. Sartène (Corse - France) - Catholique - 26.11.03
Secret de la confession
Que peut-on penser d'un prêtre qui viole le secret de la confession? Ne me dites pas que cela ne peut être, j'ai été témoin d'un acte semblable voici déjà quelques temps: dans un laps de temps de deux heures, l'homme en question a répété par deux fois, en ma présence, des choses qui lui avaient été dites en confession par deux personnes différentes dont moi-même et un de mes proches à qui, après quoi, j'ai posé la question de confiance: "as-tu dit cela au prêtre?" (il s'agissait d'un secret de famille, nous étions seuls à avoir pu le porter à la connaissance de cet homme); la réponse fut bien sûr positive; le lendemain, alors que j'avais rejoint le prêtre dans son bureau pour éclaircir ce problème, le ton a monté et il m'a craché au visage "vous comprenez bien que dans ces conditions je ne peux pas vous donner l'absolution..."; il m'a alors refusé une absolution que je ne lui demandais pas puisque je ne m'entretenais pas avec lui dans un contexte sacramentel, que ma confession avait eu lieu la veille et que j'avais été alors absoute de tous mes péchés.D.C., Ajaccio (France) - Catholique - 18.10.02
Parvis 21 : Nous ne pouvons que vous citer le § 1 du canon 983 du Code de Droit Canonique qui régit l’Eglise catholique : "Le secret sacramentel est inviolable ; c’est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière, pour quelque cause que ce soit."
Où en est le rôle de la médiation de la communauté ?
Avant de pleurer sur le déclin chez nous en Occident de la confession auriculaire ne serait-il pas heureux de nous pencher sur l’évangile ?
Il nous donne, dans le passage de Matthieu sur la correction fraternelle, quelques suggestions importantes, au moins pour les rapports interpersonnels : "Si ton frère vient à pécher contre toi, va le trouver et fais-lui des reproches seul à seul: s'il t'écoute, tu auras gagné ton frère. S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins. S'il refuse de t'écouter, dis-le à l'Église, et s'il refuse d'écouter même l'Église, qu'il soit pour toi comme le païen ou le collecteur d'impôts." (Matthieu, 18, 15-17)
Le premier élément souligné ici est le courage de la parole. Nous savons tous que, souvent, les malentendus entre les personnes viennent pour une large part de la peur de se parler : on n'ose pas prendre ce risque de la parole, car cela conduit à se découvrir. Le premier pas vers la réconciliation est donc, d'une certaine manière, accepter d'être vulnérable. A défaut de se parler, chacun en vient à imaginer sur l'autre toutes sortes de choses, plus ou moins terribles. Un manque de confiance dans la parole partagée ouvre le chemin à une culture du mensonge.
Cette confiance en la parole partagée redonne son plein rôle à la médiation de la communauté : apprendre à se parler, devant des tiers, pour tenter d'objectiver les peurs comme les passions. Ce rôle médiateur de la communauté, essentiel dans les communautés chrétiennes primitives, mériterait d'être revalorisé aujourd'hui. J’ai tiré en partie ces réflexions de Jean-Jacques Pérennès, dominicain, dans un article déjà ancien sur "Violence et réconciliation".
J.L., Liège (Belgique) - Catholique - 19.10.00Au delà du rite
Que de discussions, de livres, de conférences … sur la revalorisation du rite de la confession auriculaire (technique des moines irlandais jadis) du pénitent auprès d’un prêtre.
Les techniques rituelles peuvent ou doivent changer ; elles ne sont pas éternelles. Dans ce domaine il faut être créatif.
La préoccupation devrait s’orienter sur le sens du pardon dans l’Église et dans la société et la mise en place de formes de réconciliation et d’agir dans ce domaine. Toute une catéchèse dépendra d’actes effectifs de réconciliation. J.L., Liège (Belgique) - Catholique - 18.10.00
La confession en désuétude
Je suis frappé de constater, chaque fois que je vais à la messe, qu'une majorité de chrétiens va communier, alors que les confessionnaux sont vides.
Je me suis alors dit que les gens allaient peut-être se confesser directement à la sacristie ou au presbytère, et ai posé la question à différents prêtres. Quelle ne fut pas ma stupéfaction d'apprendre que pratiquement plus personne ne se confessait, mais que l'Eglise organisait 2 fois par an des cérémonies dites pénitentielles ou l'on se confessait d'une manière publique...
Quelqu'un pourrait-il me dire comment le peuple chrétien, à l'instar de la Ste Vierge, est devenu en quelque sorte "immaculé" ?
J.G., Paris (France) - Catholique - 13.10.00
D'accord, pas d'accord ?
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