Les dogmes
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Dogme Réponse à Mme S.C., Pourrières (France) - Catholique - 19/11/2006 M. E.S., Paris - Catholique - 4/01/2007 Parvis 21 : Il n'y a que deux dogmes proclamés ex cathedra par un pape : l'Immaculée Conception de la Vierge Marie (= elle a été conçue sans péché) (en 1854) et son Assompion (en 1950). Les autres ont été proclamés par des Conciles (notamment dans le "Credo"). Comme le précise notre correspondant, les fidèles sont tenus d'y adhérer. Dogmes j'ai vraiment du mal à trouver une définition claire des dogmes de l'église catholique, par contre beaucoup de critiques liées aux dogmes .... Mme S.C., Pourrières (France) - Catholique - 19/11/2006 En principe, ces dogmes sont basés sur l'Evangile. Mais (et c'est pourquoi il en fut débattu) ceux-ci n'en contiennent pas une définition claire (par exemple, les Evangiles ne disent nulle part qu'il y a "un seul Dieu en trois Personnes"). Les textes évangéliques doivent donc faire l'objet d'interprétations. Mais comme l'Esprit est promis à l'Eglise, les chrétiens croient que les conciles ne se trompent pas.
A ces dogmes anciens, il faut ajouter l'immaculée conception de la Vierge Marie (= elle a été préservée du péché origine) et son assomption (= elle est montée au ciel avec son corps et son âme). Ces deux dogmes sont couverts par l'infaillibilité pontificale. Le Dogme A M. M.G. du Canada - Catholique Mme N.G., Bruxelles - Catholique - 24/08/2005 Dogmes Je veux revenir sur les dogmes avec vous...* Les dogmes ne sont pas parole d'evangile, et sont la culture de la chretieneté catholique... Certains a mon sens sont meme antibiblique, et ne repose pas du tout sur une croyance fondé par Dieu mais mar l'histoire de l'Eglise. M.J.T., Lyon (France) - Non précisé - 10.01.05 Piégés LM écrit : "C'est là le drame du catholicisme : à quoi sert ce qu'on enseigne dans les séminaires si les prêtres n'en parlent jamais à leurs ouailles." Ils n'y sont pas autorisés et là le drame de certains prêtres dont l'honnêteté se voit ainsi piégée, et qui se contorsionnent pour communiquer un message auquel ils croient (encore) et qui soit en même temps "autorisé" par la hiérarchie. D'autres, comme J. Kamp mettent leur dégoût sur papier (voir e.a. : Le grand silence des prêtres) sachant très bien vers quelles difficultés ils se dirigent... [Rappelons-nous la façon dont le chanoine de Locht fut viré de ses fonctions par l'archevêché qui exigea en outre sa démission de la chaire de Morale qu'il occupait à l'université catholique de Louvain. Malgré le désaccord d'une grande partie du conseil d'administration de l'université, le recteur de l'époque le licencia pour "faute grave".] Les propos ci-dessous, de Jean Kamp, sont extraits d'une interview réalisée réalisée par José Reding, théologien."... je prêchais tous les dimanches et, en prêchant, je ne veux pas dire que je mentais carrément, mais je devais faire un tour de force pour concilier à la fois "ne pas déconner" comme on dit, ne pas dire trop de bêtises et "ne pas choquer le public" non plus mais cependant essayer d'être vrai avec soi-même. C'est très difficile !""Je me rappelle, après le Concile, qu'on m'a dit que le Cardinal Suenens avait nommé un chanoine hyper-éminent, maître en théologie, comme "recycleur" du clergé. Je suis allé le trouver et lui dire : "Je ne comprends pas très bien : si le Christ est ressuscité..." Il n'en est pas question", m'a-t-il répondu. "Le corps du Christ a pourri dans le tombeau comme tous les corps." "Mais si le Christ est Dieu... !" Il a pris son Évangile, me l'a mis entre les mains en me disant : "Trouvez-moi un seul passage où, dans l'Évangile, le Christ a dit qu'il était Dieu ! . La Vierge Marie... ! Pas plus vierge que votre mère à vous." Un "recycleur du clergé" qui vous dit cela presque brutalement, cela me sort. recyclé., ébranlé, et un peu délivré ! Si bien que la foi était libre... et c'est libérateur."De grands passages de l'interview ont été publiés dans : http://prolib.net/enfer/210.015.silence.kamp.htmCFL de Bruxelles, le 9 septembre 2004 Ajout à propos du brigandage d'Ephèse Dioscore, évêque d'Alexandrie s'était engagé sans réserve aux côtés du monophysite Eutychès (le prêtre personnel de l'impératrice Eudocie, épouse de Théodose II). Ce dernier se sentant bien soutenu, se montre intransigeant et refuse les tentatives de conciliation de Flavien, l'évêque de Constantinople, qui finit par l'excommunier. Mais Eutychès s'en fiche et continue à s'agiter. Finalement, avec l'aide de Dioscore, il demande à l'empereur la convocation d'un concile. Théodose II accepte et, en 449, c'est Ephèse II et la castagne. Léon, évêque de Rome, l'appelera à juste titre "concile de brigands" : Flavien fut molesté et frappé (par Dioscore) et décéda trois jours après, de ses blessures. CFL de Bruxelles, le 29 août 2004 De l'atelier des dogmes
Eternité des Dogmes ? Hello, Parvis 21 : Il faut cesser de voir les dogmes comme "la façon dont certains théologiens de l'époque (le) comprenaient". Leur idée avait été élaborée par les différentes communautés chrétiennes, s'inspirant de la Bible. Puis elle a été reçue plus largement par l'Eglise puis proclamée par un concile (composé d'évêques et de leurs conseillers: ce qui fait beaucoup de théologiens. Et, comme vous le soulignez, ce processus a pris du temps.
Déjà, sur "il faut cesser", je tique. De quelle autorité ?
L'idée de l' "élaboration par les communautés chrétiennes et de la diffusion ultérieure" qui est actuellement doctrinale dans l'ECAR, est celle qui fut condamnée chez Loisy dans les années 1910. Les conciles ont été réunis non pour "recevoir plus largement" mais pour se constituer en tribunal "juger" ceux qui ne professaient pas l'opinion que l'empereur jugeait favorable à l'unité de l'empire. Cela c'est de l'histoire et tout le reste de l'apologie. On a le droit de préférer l'apologie à l'histoire, c'est plus rassurant. Sur les mécanismes historiques de réunion des conciles, sur les mauvais traitements réservés aux evêques et à leurs conseillers qui n'obtempéraient pas, voir le recueil d'articles "Aux origines de l'Eglise", collection Points-Histoire, 2003, sous la direction de Marie-Françoise Balez. Seuls les articles de Goulven Madec sur Augustin y sont apologétiques. C'est magistralement évident pour l'Eutyches dont CFL de Bruxelles cherche le nom. C'était déjà évident pour Arius, simple prêtre, qui osait professer d'autres idées que l'évêque en cours et avait été probablement enseigné par le résistant de l'intérieur dans une conjoncture où le résistant de l'extérieur avait gagné. Mais surtout, la déclaration de Parvis21a ci-dessus, contredit la déclration de Parvis 2a, ci-dessous :
Parvis 21 : D’accord avec Gabriel Ringlet (...) Le dogme évolue. Comme il a été exprimé selon les concepts d’une certaine époque à une autre époque il doit s’exprimer différemment. Mais jamais cette évolution du dogme n’a fait ou ne fera rejeter l’un d’entre eux, surtout pas celui de la Trinité. Si le dogme est exprimé dans le vocabulaire et les tours de pensés d'une époque et d'une culture, il faut continuer de dire "les dogmes sont la façon dont certains théologiens de l'époque (le) comprenaient". Ils le comprenaient avec les outils du néo-platonisme de Plotin, le véritable inventeur d'un UN ultime et trinitaire. L'idée qu'une évolution du dogme ne pourrait amener à en rejeter l'un d'eux est évidente. Non pour des motifs théologiques mais des motifs politiques : quand on prétend avoir "l'exclusivité de la révélation complète" , il est clair qu'on ne peut admettre s'être trompé de quelque manière que ce soit, spécifiquement dans un contexte d'ecclésio-hyperdulie. En revanche, quelques petites doctrines fichent le camp en catimini, sans le moindre débat chez les catholiques, tel le filioque. Normal : ils le répetent chaque dimanche sans jamais se demander ce que cela signifie. Et quand le pape omet le filioque systématiquement, quand l'encyclique Dominus Jesus l'omet dans 4 langues européennes mais le laisse en français (le remet au bout de 4 jours), on peut se dire qu'on est devant une évolution doctrinale à laquelle les catholiques ne pipent mot. Cordialement,
LM (Ch.) protestant à Rouen, 29 août-04
Trinité un jour, Trinité toujours Parvis 21 : Il faut cesser de voir les dogmes comme "la façon dont certains théologiens de l'époque (le) comprenaient". Leur idée avait été élaborée par les différentes communautés chrétiennes, s'inspirant de la Bible. Puis elle a été reçue plus largement par l'Eglise puis proclamée par un concile (composé d'évêques et de leurs conseillers: ce qui fait beaucoup de théologiens. Et, comme vous le soulignez, ce processus a pris du temps. 1°) *Certains* théologiens, ne signifie pas spécialement *une minorité de théologiens*. Cela veut seulement dire, comme nous le précise le dictionnaire : plusieurs...mais pas *tous*. Cependant, lorsqu'on aborde un peu le contexte dans lequel certains dogmes ont été promulgués - c'est-à-dire avec des pressions, des menaces, des intrigues, des voies de fait - le point de vue s'en voit altéré. Je n'oserais déclarer, la bouche en coeur, ce que vous avancez imperturbablement, lorsque je lis - par exemples qui me viennent en tête - qu'au Concile d'Ephèse I, Cyrille (saint) condamna le nestorianisme et le monophysisme devant une assemblée composées de ses partisans. Il s'était "arrangé" pour que ses opposants soient retardés et les décisions furent prises sans eux... Ou encore, au Concile d'Ephèse II, Dioscore (saint lui aussi, successeur de Cyrille) met des baffes mortelles (ou point ou son "opposant" - le pauvre, qui était-ce encore ?? LM, help ! - décède dans les heures qui suivent). Ce Concile très digne fut appelé le "brigandage d'Ephèse". Rappelons-nous aussi comment Athanase eut raison d'Arius (voir Le jour où Jésus devint Dieu, A. Rubenstein). Il s'en est fallu d'un cheveu pour que vous soyez arien à l'heure qu'il est et que vous défendiez comme la prunelle de vos yeux cette idée aujourd'hui hérétique. Dans un registre plus actuel, Hans Küng est très intéressant aussi lorsqu'il relate la façon dont sont adoptés certains écrits doctrinaux doctrinaux. (voir e.a. Infaillible ? Une interpellation, Hans Küng). 2°) Et en vertu de quoi, faudrait-il "cesser de voir les dogmes" de cette façon ? Même si j'étais encore attaché à votre institution, je ne permettrais pas que l'on me dise ce qu'il faut croire ou "cesser de croire" ! Parvis 21 : D’accord avec Gabriel Ringlet (...) Le dogme évolue. Comme il a été exprimé selon les concepts d’une certaine époque à une autre époque il doit s’exprimer différemment. Mais jamais cette évolution du dogme n’a fait ou ne fera rejeter l’un d’entre eux, surtout pas celui de la Trinité. Présenté comme le fait l'évêque anglican que je citais dans un autre message : "le dogme de la Trinité ne définit que notre conception de Dieu. Prétendre le contraire dénote un manque d'information." Et encore : "... les doctrines ne sont jamais que des efforts d'exprimer les conceptions humaines de Dieu. Elles ne sont pas des descriptions de Dieu. Les prédicateurs oublient trop souvent cette distinction. C'est la fameuse "mémoire" dont il ne faut pas trop abuser dont parle G. Ringlet. Et puis, qui êtes-vous pour prétendre que "jamais cette évolution du dogme (...) ne fera rejeter l'un d'entre eux..." ? Un bon mot, pour finir : "Il faut parfois une vie - peut-être plus ! - pour se débarrasser d'une éducation étouffante et gravement culpabilisante. Et se libérer de tant d'images mensongères de Dieu." (Gabriel Ringlet) CFL de Bruxelles, le 29 août 2004
Quelques clichés et lieux communs
"Evolution du dogme"Parvis 21 écrit : "Pour les chrétiens, les Evangiles sont des textes inspirés. On doit les interpréter, mais il faut les prendre comme ils sont : on ne peut rien y retrancher."Voici l'avis de Gabriel Ringlet, prêtre, vice-recteur de l'Université Catholique de Louvain :"Si la Révélation est un dépôt figé auquel on ne peut jamais rien ajouter, rien retrancher, alors oui, je mesure la difficulté et je partage la révolte de Camus contre une Révélation "qui frapperait de terreur un peuple rebelle". La Tradition n'est alors qu'une répétition et la nouveauté une menace pour la "pureté" doctrinale. Mais quelle pauvre conception de la Révélation que celle-là, quelle mutilation. Comme si Dieu ne continuait pas à se révéler. Comme si on pouvait "arrêter" la Révélation. Comme si elle ne se frottait pas à l'histoire, à la culturre. Comme si elle n'avait pas à devenir "mienne" et donc à se poursuivre en chaque conscience jusqu'à la fin des temps (...)... l'affirmation dogmatique est toujours une affirmation provisoire, (...) le dogme est marqué par un temps, par une culture, par un contexte, par un mode de pensée et, souvent, par un combat. J'ajoute - c'est important - que la formulation dogmatique est supposée dire le consensus d'un moment. Non pas la lecture d'une hiérarchie "inspirée", mais la perception large de tout un peuple, la conviction d'une communauté. Le dogme est un coup de projecteur, un gros plan dont il ne faut surtout pas abuser. Il est une référence, une "mémoire vivante" qui ne supprime pas l'intelligence, le discernement critique, l'autonomie de jugement. Le dogmatisme, c'est autre chose.Le dogmatisme est partout, même en nous : c'est la tendance à s'appuyer sur des vérités que l'on considère comme définitives.""L'évangile d'un libre penseur - Dieu serait-il laïque ?", Albin Michel,1998, pp. 63-64Tous les catholiques devraient l'avoir lu... CFL de Bruxelles, le 28 août 2004
culte de dulie, culte de lâtrie MG du Quebec En réponse à CFL de Bruxelles, le 12 août 2004, et pour lever une ambiguité, je souhaiterais répéter que, pour moi, l'étiquette ne consiste pas à faire entrer quelqu'un de force dans un territoire mais à décrire les contours d'un espace. De ce fait, ce n'est pas l'athée qui est fagotté "parce qu'athée du point de vue du croyant". Ce sont les propos de CFL qui sont mieux décrits, d'un point de vue taxonomique, par le vocable non-réaliste que par le vocable athée. Il va de soi que le non-réalisme tient de la nébuleuse et que l'athéisme est si pluriel que certains qui se déclarent "athées spiritualistes" professent exactement les mêmes distances à l'égard des doctrines et institutions, la même fidélité éthique au message biblique que certains courants chrétiens parfaitement connus et répertoriés. On comprend donc que dès qu'on abandonné le concept de territoire pour celui de l'espace (représentation graphique en "nuage de points") les frontières sont plus que vagues et perméables et, de ce fait, ne présentent aucun danger. Hors sujet : sur la musique.... Il semble que votre auteur ait oublié d'envisager les musiques par échantillonnage (qui sont des citations coupées collées et mixées) et les minimalistes (comme Steve Reich) qui jouent sur la répétition et l'image ? LM (Ch.), protestant à Rouen, 14 aout-04 chasteté, virginité M G, Québec (Canada) – Catholique - 13/08/2004 Vous soulevez un point 'extrêmement' délicat ici, qui risque de soulever d'énormes vagues, lorsque vous dites que vous considérez la virginité de Marie comme un fantasme masculin, et une injure envers toutes les femmes. Probablement que beaucoup de femmes n'aimeront pas ce que je vais dire (ou tenter de dire ?) ici,..et je risque l'étranglement. C'est que la vérité n'est pas toujours facile à dire ou à entendre. Ça touche en quelque sorte la virginité et la chasteté, et leur rapport avec l'amour. Certains hommes non plus n'apprécient pas. Et bien, vous décrivez là parfaitement le fantasme masculin : la virginité est le témoignage de l'amour de la femme à l'homme. Pas de quoi étrangler quiconque : ce fantasme est répandu sur tout le pourtour de la méditerranée. Ce fantasme est décrit par nombre de sociologues sous 2 noms : · le fantasme de l'eau minérale : pour être certain de ne pas être trompé, le client d'un restaurant exige que l'eau minérale qu'il a commandée soit apportée capsulée et décapsulée par lui même de façon à ne subir aucune contamination d'aucune impureté. · le fantasme de la voiture neuve : personne ne doit s'être assis dans la voiture qu'il étrenne et rode lui-même. La première dénomination met l'accent sur la crainte des maladies sexuellement transmissibles. De là relèvent les déclarations des prêtres d'Afrique et d'Amérique Latine mis en cause dans le scandale des nonnes abusées "Avec le Sida qui se répand partout, les nonnes étaient sexuellement plus sûres" … Plus sûres que les professionnelles qu'ils auraient pu consulter pour le même service (encore que moi, je critique l'esclavage des prostituées mais je me situe dans le mode de raisonnement énvisagé par le rapport soumis au Vatican) Le second insiste sur la crainte d'être trompé : si la femme n'a connu aucun autre homme, elle se satisfera plus facilement des prestations fournies dans la mesure où celui qui l'épouse lui aura tout appris. Devant une femme déjà initiée, les contes ne manquent pas qui montrent comment l'homme perd ses moyens par crainte de n'être pas "à la hauteur". Dans les 2 cas, personne ne s'intéresse ni au désir, ni à la satisfaction de la femme en question. En ce qui concerne "la vérité pas toujours facile à entendre", en quoi vos déclarations seraient-elles "la" vérité ? Vos déclarations reflètent l'éternel masculin mais ne revêtent aucun caractère de vérité : les civilisations qui exigent la "chasteté" et la "virginité" de la femme ne l'exigent pas de l'homme et n'expriment rien de "l'amour". Cela ne fait aucune "vague" : la soit-disant relation à "l'amour" est l'expression idéologique (le rapport avec la gratuité divine n'a rien à faire là-dedans : l'image de D. est mâle dans la plupart des mentalités monothéistes et aucun texte biblique ne justifie cela) ;même de la bien-pensance. En revanche, ce fantasme, dans la version A comme dans la version B, est bien une injure envers toutes les femmes LM (Ch.), protestant à Rouen, 13 août-04 Sexualité M G, Québec (Canada) – Catholique - 13/08/2004 La "binité" en question, à laquelle je fais allusion, c'est l'unité, (et non l'union), entre deux personnes. À l'origine, Marie, (une personne humaine), a vécu en binité avec l'Esprit, c'est-à-dire a eu une relation intime avec une Personne divine si vous préférez. Amusant, n'est-ce pas ? Y'a pas une contradiction avec cette déclaration : M G, Québec (Canada) – Catholique - 13/08/2004 Si on considère Marie comme un fille-mère, ça suppose que Dieu peut pro-créer, ce qui n'est pas le cas,. .ce qu'Il est incapable de faire, tout comme l'homme est incapable de créer de l'être. Quatre détails: · L'affirmation que l'homme ne peut créer de l'être me semble gratuite · La justification catholique la plus courante de la paternité divine est "A D. rien d'impossible" · Si je suis (de "suivre") votre conception de la "binité" en cela que le néologisme est formée sur "trinité", j'en conclus que la trinité est une relation "intime" (c'est à dire "sexuelle") entre le Père, le Fils et l'Esprit… Déjà, entre le Père et le Fils, je trouve cela incestueux.. Partager la même maîtresse (ici, l'Esprit) entre Père et Fils, cela se nomme un inceste du 2ème type (Voir Françoise Héritier : op. cit.). Si l'Esprit n'est pas féminin…. (comme dans Ruah', par exemple, qui, dans Genèse n'est ni une "personne " ni "distincte"… )… Cela devient extrêmement "amusant"…. · Quoique, dans mon idée, tous les christianismes étaient fondés, premièrement, sur la Bible. Peut-être j'me trompe ? Je ne vois rien dans celle-ci qui puisse évoquer cette sexualité débordante (quoique l'Ancien Testament n'hésite pas à parler de sexualité) pas même dans les canons des conciles décrivant la trinité. Tout cela me rend très perplexe :-) LM (Ch.), protestant à Rouen, 13 août-04 Croyances ou illusions ? - À L.M. (11/08/04). Vous dites : "Les croyances,..pure 'illusion' de chrétien membre d'une branche confessante du christianisme." Amour, Altruisme, Agapè Il a été question dans ces colonnes de notions comme l'"amour nuptial" ou l'"amour conjugal", comprises sous des acceptions assez particulières, touchant au domaine de la mystique ou du surnaturel.A titre de remise en mémoire, voici - selon A. Comte-Sponville - "une déclaration philosophique d'amour : (...)"Il y a l'amour selon Platon : "Je t'aime, tu me manques, je te veux".Il y a l'amour selon Aristote ou Spinoza : "Je t'aime : tu es la cause de ma joie, et cela me réjouit."Il y a l'amour selon Simone Weil et Jankélévitch : "Je t'aime comme moi-même, qui ne suis rien, ou presque rien, je t'aime comme Dieu nous aime, s'il existe, je t'aime comme n'importe qui : je mets ma force au service de ta faiblesse, mon peu de force au service de ton immense faiblesse..."Eros, philia, agapè..."Agapè ? C'est l'amour-charité, gratuit, absolu. Mais en sommes-nous seulement capables ou bien n'est-ce qu'une illusion ? Voici l'avis d'A. de Mello s.j. : "La mascarade de la charité - La charité n'est rien d'autre que l'intérêt personnel dissimulé sous le manteau de l'altuisme. Vous dites qu'il est difficile d'accepter ces moments où vous n'êtes pas honnête lorsque vous essayez de vous montrer aimant et confiant. Essayons de simplifier le plus possible, et même de rendre cela aussi carré et simpliste que possible, au moins pour commencer. Il y a deux types d'égoïsme. Le premier est celui où je m'offre le plaisir de me faire plaisir. C'est ce qu'on appelle généralement l'égocentrisme. Le second est celui où je m'offre le plaisir de faire plaisir aux autres. Il s'agit là d'un égoïsme plus raffiné.// Le premier égoïsme est tout à fait évident, alors que le second est dissimulé, très dissimulé, dont très dangereux, car il nous permet de croire que nous sommes vraiment extraordinaires. (...) // Je ne dis pas que la motivation pure - désintéressée - n'existe pas, je dis que ce que nous accomplissons l'est souvent dans notre intérêt propre..." ne serait-ce que pour se donner bonne conscience et ne pas ressentir de sentiments désagréables. Cordialement à tous,CFL de Bruxelles, le 13 août 2004"Une bonne action n'est jamais aussi bonne que lorsqu'on n'en a pas conscience." (de Mello) critique<>attaque M G, Québec (Canada) – Catholique - 13/08/2004 Que pensez-vous de l'affirmation de Mme M.C. de Marchin : "L.M. de Rouen tire à boulets rouges sur "le Vatican ?" Bizarre que vous ne releviez que ce passage, car dans la suite de la phrase, elle écrit : M.C., Marchin (Belgique) - Non précisé – 9/08/04 Un mot pour un autre M G, Québec (Canada) – Catholique - 13/08/2004 Le récit de la Création dans Genèse est une mythe, ou encore une croyance populaire de l'époque. Ça ne représente pas la façon réelle dont s'est effectué la création par Dieu, qui s'est réalisée dans un monde ontologique où il n'y avait pas de sexes (ni de sexualité). Outre ce message, j'ai glâné quelques unes de vos pexpressions dans quelques uns de vos autres messages. Vous gagneriez à ne pas employer un mot pour un autre. "Un monde ontologique", "réel ontologique" sont des expressions qui n'ont pas de sens pour quiconque sait ce que signifie le mot "ontologie", spécifiquement au vu de l'emploi du mot "réel" et du mot "réalité" que vous faîtes habituellement. Là où vous dîtes ordinairement "réalité", il faudrait dire "représentation", "interprétation". Enfin, si l'on s'en tient au français de la plupart des dictionnaires, bien entendu. Mais pour communiquer, cette option de s'en tenir aux mots tels que les définissent Robert, Larousse, à la rigueur Lalande, me semble un minimum pour etre compris. "Ontologie" ne peut en aucun cas avoir "croyance" pour équivalent. Reportez-vous à P.R., Montréal (Québec) - Non précisé - 07.08.04 De même "mythe" n'est pas un équivalent de "croyances populaires de l'époque". Au contraire, les mythes des civilisations anciennes sont des productions des "classes cultivées" : les aèdes sont dépositaires de la mémoire des peuples. Comme les chamans, les civilisations anciennes les assimilent à la classe des prêtres; les prophètes sont fréquemment des "prophètes de cour" (voir les prêtres de Baal dans les olympiades du sacrifice qui les opposent à Elie). Enfin, le texte de Genèse 1, 2 et 3 parle bien de sexe et de sexualité : comme je vous l'ai dit, c'est écrit dedans dans le langage du mythe facilement compréhensible pour quiconque ne confond pas "mythe" et "croyances populaires" (dont le sens serait voisin de "grosse fable"). Dans le récit mythologique, chaque mot compte dans toutes les variantes de sens qu'il peut revêtir. La concurrence entre D. et Adam pour la reproduction avec Eve est même évoquée dans la phrase d'Eve à propos de la naissance de Caïn : "j'ai acquis un homme avec D." dit-elle et elle désigne le produit de cette rencontre par le nom de son fils "Caïn" (qui signifie "acquis"). Avez-vous lu une fois Genèse du chapitre 1 à 4 ? Parfois, je me le demande ? Pourquoi voudriez-vous que la création fut exempte de sexe et de sexualité ? Le décri de la sexualité dans le christianisme ne remonte pas plus haut que Ambroise de Milan qui se trouve à l'origine de la virginité de Marie au sens "avant, pendant et après". Les récits de Genèse remontent à 13 siècles avant Ambroise et ne sont pas marqués par sa pudibonderie. LM (Ch.), protestant à Rouen, 13 août-04 Faire dire (suite) M G, Québec (Canada) – Catholique - 12/08/2004 Est-ce généralement à sens unique, où si ça peut aller dans l'autre sens également ? Je pense que par rapport à vos exposés, il est préférable pour moi que je m'en tienne 'généralement', à ce que j'appelle des phrases-choc, suivies de réflexions personnelles, En fait, cela dépend essentiellement des connaissances en sciences religieuses de celui qui s'exprime. Par exemple, ce que vous nommez "faire dire", c'est ce que je nomme "situer dans un contexte théologique". Cela nécessite de connaître le vocabulaire du courant, les diverses théologies dudit courant, les situations dans lesquelles ce couitrant l'emploie, l'histoire du courant, etc... Présentement, je vois que vous nommez "nouveau regard" un courant théologique qui n'a rien de nouveau, que vous vous coryez "un catholique non classique" alors que votre vocabulaire et la théologie mariale que vous défendez est celle issue des "3 blancheurs" et donc date de la fin du 19ème siècle. Vous chipotez sur "gnostique" alors que la citation donnée par MC de Marchin définit parfaitement le gnosticisme. Je dirais que vous ne connaissez pas parfaitement votre courant théologique. En outre, au prétexte que vous êtes chrétien, vous ne trouvez pas nécessaire de regaerder au large. Je doute donc que cela puisse fonctionner en sens inverse. D'ailleurs, cela ne le peut pas : vous me demandez des comptes sur le contenu d'une citation du webmestre qui présente Maître Eckhart ("je crois") comme si ce "je crois" me représentait. Il est vrai que vous avez décidé de ne pas tenir compte des guillemets, des auteurs cités et de la typographie. Maizalors ? Si vous avez décidé de ne pas savoir lire (car lire, c'est déjà décrypter un code !) pouvez-vous m'expliquer votre besoin de me répondre ? LM (Ch.), protestant à Rouen, 13 Août-04 Dogmes (suite). D'accord, pas d'accord ? Votre avis ? Envoyez-nous un message. |