Les chrétiens et l’écologie

L’annonce récente par l’administration Trump retirant les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat a suscité une vague de réactions. Cet accord visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre avait été signé par le président Obama et les dirigeants de 194 autres pays en 2016. Le soutien supposé des évangéliques au Président Trump a amené certains à se demander pourquoi les évangéliques semblent se désintéresser de l’activisme environnemental ?

La sauvegarde de l’environnement est une problématique majeure

La croissance de la population mondiale et le progrès de l’homme créent des problèmes environnementaux de proportions énormes sur la terre. Aujourd’hui, les autorités responsables considèrent le gaspillage et la pollution des ressources naturelles avec une inquiétude non dissimulée, se demandant sérieusement si les problèmes créés peuvent être résolus sans imposer des restrictions drastiques sur les niveaux de vie actuels dans les pays développés.

Il y a un fondement biblique clair pour que les chrétiens évangéliques s’engagent dans l’activisme écologique.

Menacés par la possibilité très réelle d’un environnement inhabitable dans une les années à venir, les chrétiens ont réagi avec zèle et responsabilité, reconnaissant à la fois l’immédiateté du danger et le mandat culturel de Genèse 1:28 « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. »

L’écologie n’est pas seulement fondée sur un instinct de survie humaine, mais exprime aussi la responsabilité de l’homme d’agir en tant qu’intendant fidèle du monde naturel. Le commandement de remplir et de soumettre la terre (Genèse 9:1) impliquait une confiance qui est trahie par tout gaspillage ou toute détérioration de l’environnement qui nuit au bien-être de l’humanité.

Quel est l’avenir de l’écologie chrétienne ?

La crise financière et la montée des inquiétudes sur les questions sexuelles (avortement, homosexualité, ministère féminin) au sein du christianisme a largement repoussé l’écologie à l’arrière-plan des préoccupations sociales des chrétiens conservateurs.

Cependant, Francis Schaeffer a ouvert la voie à une éthique environnementale orthodoxe. « Pollution et la mort de l’homme » est un plaidoyer extrêmement convaincant  pour une éthique environnementale solide, tout en restant fidèle aux principes fondamentaux de la foi.

Il est temps pour les chrétiens de mettre l’accent sur les sujets importants plutôt que de tomber dans la radicalité politique du président des Etats-Unis.

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