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En réponse au message de S.B. : validité

La question de la validité dans ces Eglises "hors-Rome" est très importante, surtout en ces temps où beaucoup se permettent de faire du n'importe quoi.

Je tiens néanmoins à préciser que deux consécrateurs sont requis en ce qui concerne la licéité, mais un seul suffit (si sa validité est certaine) en ce qui concerne la validité. Le canon 1014 (propre à l'Eglise Catholique Apostolique et Romaine) précise: "À moins d'une dispense du Siège Apostolique, l'Évêque consécrateur principal doit, dans la consécration épiscopale, s'adjoindre au moins deux autres Évêques consacrants; mais il convient tout à fait qu'en union avec eux tous les Évêques présents consacrent l'élu."

Le "À moins d'une dispense du Siège Apostolique - Nisi Sedis Apostolicae dispensatio intercesserit" sous-entends qu'une consécration (ordination) épiscopale pourrait avoir lieu sans les deux co-consécrateurs. Cette règle ne régit donc que la licéité.

Il faut savoir que les canonistes et théologiens sont d'accord pour fixer les conditions de validité, qui sont au nombre de trois:

1. Que l'évêque ordonnant aie lui-même la succession apostolique et soit valide.
2. Que la forme et la matière du sacrement soient bien respectées.
3. Qu'il y ait, de part et d'autres, l'intention de faire ce que fait l'Eglise.

La deuxième condition est généralement respectée. La première dépend de la troisième; je m'explique.
Prenons le cas de 3 évêques, A, B et C: A sacre (ordonne) B, et B sacre C.
B ne pourra sacrer validement C que si A a été sacré validement et qu'il (B) ait été sacré avec l'intention de faire ce que fait l'Eglise (avec forme et matière requises). Il faudra pour le sacre de C, que B garde ferme l'intention de faire ce que fait l'Eglise et respecte la forme et la matière du sacrement. prescrites.

Voilà pour la transmission valide de l'épiscopat.

Il y a lieu de s'interroger sur "l'intention de faire ce que fait l'Eglise" lors des sacres épiscopaux au sein de ces Eglises "hors-Rome". Il est certain qu'un candidat à l'épiscopat qui ignore le rôle fondamental de l'évêque, ne reçoit pas l'épiscopat avec l'intention requise.

Il y a le cas de ces "évêques" qui ne connaissent même pas le Pater par coeur; celui de ceux qui, prenant d'autres rites, ne savent même plus lequel ils suivent (confusion); il y en a d'autres qui essayent même l'interreligieux (mélange avec le gnosticisme ou même avec l'islam). De tels "prélats" ne possèdent bien entendu pas l'intention de faire ce que fait l'Eglise.
Je pense que cette "intention" est en fait l'idonéité, la capacité à comprendre le sacre conféré et la charge qu'il transmet, et être disposé à l'exercer d'un coeur sincère.

Les cas cités plus haut existent, hélas. Mais il ne faut pas en faire une généralité, il y a beaucoup d'Eglises "hors-Rome" dont le clergé est valide et dont les évêques gardent intact le dépot de la Foi et le transmettent fidèlement.
Mais... pour les cas dont la validité est douteuse, on invoque parfois "ecclesia supplet" = l'Eglise supplée... ou encore "salus animarum suprema lex" = Le salut des âmes est la loi suprême. Le canon 144 §1 de l'E.C.A.R. en donne une définition : "En cas d'erreur commune de fait ou de droit, comme en cas de doute positif et probable de droit ou de fait, l'Eglise supplée..." Cette invocation dit donc que l'Eglise supplée au défaut de l'évêque, en cas de doute; parfois nous pouvons l'utiliser, mais ceci ne doit pas devenir malgré tout une généralité.


Mgr J-N, Bruxelles - Eglise Catholique Indépendante Internationale - 15/12/2006

Parvis 21 : Je vous rappelle aussi le canon 1013 : "Il n'est permis à aucun évêque de consacrer quelqu'un évêque, à moins que soit d'abord établie l'existence d'un mandat pontifical". Autrement dit, le pape doit autoriser cette ordination épiscopale.

Evêques "valides" ou "invalides"

Bonjour,

Sur internet, on peut voir des églises ou mouvements religieux qui se donnent la dénomination de "catholique", "gallicane", "vieille-catholique", "mariavite", etc....

Les responsables de ces écclésioles arborent le titre d'évêque (ou même d'archevêque), en argumentant avoir été ordonnés par d'autres évêques et en diffusant une liste interminable qui remone quelquefois à Saint Pierre.

Lorsqu'on rencontre ce genre d'individus, on a quelquefois en face de soi des gens qui n'ont qu'une formation théologique ou écclésiale plus que succintes ou plutôt douteuses. Certains font commerce d'exorcisme, d'ordinations, de ventes, d'objets religieux, de livres, de messes, de neuvaines, etc.....

Quelle "validité" peut-on reconnaître à leur ministère ou à leur ordination ? Existe-t-til un moyen d'annuler leur titre usurpé ? Est-il possible que n'importe quel imbécile, ordonné par un individu qui possède une succession épiscopale valide, puisse être considéré comme un véritable évêque et exercer ces fonctions ?

Qu'en pense l'Eglise ? Est-ce vrai ? Et si c'est vrai, que pense faire l'Eglise Catholique Romaine pour faire cesser ce genre de pantalonade ?

Merci de répondre.


M. S.B., Nîmes (France) - Anglican - 7/12/2006

Parvis 21 : Deux cas sont à considérer. Ou bien l'évêque en question a été ordonné par deux autres évêques (valides ceux-là) et s'est séparé avant ou après l'ordination d'une grande Eglise. Ou bien cet "évêque" s'est auto-proclamé évêque, et cette "pantanolade" n'est interdite par aucune loi . Le problème est qu'aujourd'hui Internet met les grandes Eglises comme ces "ecclésioles" et autres sectes sur le même pied.

Evêque

Quand j'affirme en m'appuyant sur la théologie et sur l'Histoire de l'Eglise qu'on ne peut pas déposer un Evêque ;des fanatiques et intégristes se lèvent pour dire que Mgr Ndjewel n'est pas un Evêque Catholique Romain comme s'il y avait deux Episcopat.Oui Mgr Jean Ndjewel n'est pas Evêque de l'Eglise Catholique Romaine .Mais Evêque quand même de l'Eglise Catholique Chretienne et Universelle.Quand je repond à une question je donne la position qui est celle d'un évêque. Alors je ne suis pas sûr qu'un évêque même catholique romain vous dira qu'on peut deposer un évêque car si un évêque est déposé il peut créer une veritable Eglise Catholique digne de ce nom .les cas sont legion dans l'histoire

N'oublions pas le maxime "Là est l'évêque là aussi est l'Eglise "en suite L'Eglise avant d'être Universelle est d'abord locale et je vous rapelle que de nos jour on parle déjà de l'Eglise familialle.Et même il y a des prélature personnelle.


Mgr J.N., Yaoundé (Cameroun) - Catholique de la Petite Eglise(missionnaire Stévenniste) - 13/05/2006

Evêque Non moi je dis qu'un Evêque ne peut pas être reduit à l'état laïc. premièrement,il est prêtre à jamais selon l'ordre de Melchisedech deuxièmement il est grand prêtre c'est-à dire il a la plénitude du pouvoir.Le christ quand il à donné le pouvoir à ses Apôtres il leur a dit : Desormais je ne vous appelerai plus mes serviteurs mais mes amis car je vous ai tout donné.Quel est donc ce super Evêque qui considère les autres comme ses serviteurs et qui a le droit d'en deposer les autres . Ce droit même l'Apôtre Pierre ne l'a pas eu. L'Evêque est donc le sucesseur direct des apôtres; Qu'il soit bon ou mauvais Evêque il a reçu ce pouvoir pour toujours .Seul le Christ saura bien le juger.Or on peut deposer un Evêque car l'Eglise est devenu une organisation trop humaine ne masqu'on pas les mots. Mgr N.J. Yaoundé (Cameroun) - Catholique ??? - 10.03.05) P.S. Mgr N. n'est pas évêque de l'Eglise Catholique Romaine.Relever un évêque de ses fonctions ?

Est-ce qu'un évêque peut-être relever de ses fonctions et ÊTRE RÉDUIT À L'ÉTAT LAÏC?

Merci.N.T., Matagne (Québec - Canada) - Catholique
Parvis 21 : Bien sûr, un évêque peut être relevé de ses fonctions. Ainsi certains évêques français dont le comportement pendant la Dernière Guerre avait été sujet à caution. Et - plus près de nous - Mgr Gaillot, auquel aucune nouvelle mission n’a été fixée.

Et un évêque peut être réduit à l’état laïc au même titre qu’un prêtre.

L’ÉVÊQUE DE DEMAIN...

Avant d’aborder le profil de l¹évêque que l’on souhaite voir apparaître dans
le paysage ecclésial, encore faut-il planter le décor. L’évêque n’est qu’une
pièce sur l’échiquier, un maillon dans l’organisation et il ne faut pas
confondre organisation et organisme. Le peuple de Dieu, l’organisme pour
garder l’image, est le lieu où circule la vie. L’organisation ne fait que
faciliter la circulation de la vie : elle est donc seconde par rapport à
l’organisme.
Une fois relativisées les questions d’organisation, on peut alors esquisser
un portrait d’évêque.
Et d’abord, pourquoi des évêques ? episcopos : celui qui veille à tout le
troupeau (et dans le lot, il y a des brebis de toutes sortes, des blanches
et des noires). Il n’est pas mauvais que l’on veille sur nous, ce n’est pas
désagréable.
C’est même le premier service rendu dans l’Eglise primitive : veiller à
faire le lien entre les communautés et veiller à leur fidélité à dire la
Bonne Nouvelle pour le monde d’aujourd’hui. Mais entre St Paul parcourant la
toute jeune chrétienté sans jamais s’installer nulle part et l’évêque du
vingt et unième siècle, il est passé de l’eau sous les ponts. Comment
voyons-nous l’évêque de demain ?

Un évêque, expression du Peuple de Dieu

Pour que l’évêque soit véritablement représentant du Peuple de Dieu, le
mieux serait de reprendre l’ancienne tradition de l’élection épiscopale par
les communautés ecclésiales ou leurs délégués. Cette modalité de
représentation du peuple de Dieu entraînerait un changement important dans
sa position vis-à-vis du Pape, évêque de Rome, signe d’unité entre les
évêques. La légitimité de son élection le libérerait en partie de l’actuelle
soumission hiérarchique. Elle serait plus conforme à l’évangile où il est
proscrit de désigner un autre que Dieu par le terme "père". Ce serait alors
un frère désigné par ses frères pour une durée limitée sur un territoire où
il se serait fait connaître auparavant. Il devrait être investi d’une
mission précise et en rendre compte devant l’Eglise locale. On peut espérer
que son élection ne le couperait pas de ses électeurs et qu’il se
préoccuperait de l’Eglise Locale autant que de l’Eglise Universelle. Même en
cas d’élection, il serait prudent de prévoir une procédure de destitution à
la demande du Peuple, comme il en existait dans l’Eglise primitive. Le
pouvoir peut transformer même un homme de bonne volonté.
Pour représenter le peuple de Dieu, point n’est besoin d’être un homme. Les
Actes le décrivent comme chef de famille. Aujourd’hui, nombre de femmes sont
aussi chefs de famille. C’est là question de culture, sans plus. Il va de
soi que les nominations contre le gré des églises locales disparaîtraient
ainsi. Ce serait le représentant auprès des autres évêques, de celui de
Rome, auprès de la société civile ; un porte-parole auprès des hommes de
bonne volonté.

Un évêque frère en évangile
Un évêque pasteur qui répand la Bonne Nouvelle et défend le faible contre le
fort. La relation de fraternité suppose aussi collégialité et synodalité.
Aujourd’hui, on imagine difficilement que perdure le schéma d’un évêque
autocrate solitaire si ce n’est au risque de passer pour un archaïsme : dans
nos sociétés démocratique, on ne le conçoit plus comme représentant à lui
seul, le peuple de Dieu, mais au milieu de ce peuple auquel le gouvernement
pourrait être attribué : rien dans le nouveau testament n’indique qu’il
doive "gouverner".
S’il est à la tête de son troupeau, il ne voit pas ce qui se passe derrière
lui ; il n’y a qu’au centre qu’il peut rester en contact avec la réalité
quotidienne de ses ouailles. Ce n’est pas d’un "patron" dont ont besoin les
diocèses ni d’un notable, voire d’un prince, mais d’un référant fraternel.
Le pouvoir comporte le grand risque de se nourrir de lui-même.
Un frère qui sache écouter : les synodes diocésains deviendraient alors de
véritables interlocuteurs puisqu’ils auraient le pouvoir décisionnaire. Le
conseil entourant l’évêque serait composé de délégués élus et non révocables
ad nutum. Un frère qui sache écouter, libéré qu’il serait des problèmes de
gestion, fonction du conseil épiscopal.

Un évêque pont entre deux rives

Pont entre les communautés où il ne cesse de porter la Bonne Nouvelle.
Pont entre les églises particulières. Les situations nationales sont
plurielles. Il faut donc que les conférences épiscopales puissent témoigner
et pas seulement traduire les ordres venus d’en haut. Pour que se diffuse la
Bonne Nouvelle, il est bon que les communautés agissent de conserve. Une
collégialité réelle entre les évêques suppose que les conférences
épiscopales aient des pouvoirs décisionnaires et jouissent d’une certaine
autonomie vis-à-vis de Rome.
Pont entre le souverain pontife et le peuple de Dieu qui sache transmettre
les requêtes des fidèles comme les consignes de l’Eglise Universelle dont
ils soient interlocuteurs et non serviteurs. . Ce serait le lien et non la
courroie de transmission entre Église locale et Église Universelle

Ce nouveau profil d’évêque est prêt à entrer en fonction. Pour s’en
convaincre, il suffit de regarder du côté des Don Helder Camara, Oscar
Romero, Samuel Ruiz... ou même, plus près de nous, de lire ces lignes
d’Albert Rouet : "Je suis comme Jean Baptiste, je me réjouis de la joie d'un
autre, c'est mon peuple, oui, mais en même temps ce n'est pas le mien, il ne
m'appartient pas. J'essaie de servir cette Église. Sans elle, je ne peux
rien faire. Sans un minimum de dialogue e d'accord avec toutes ces personnes
qui remplissent la cathédrale, je suis réduit à rien, je suis un homme seul,
un évêque sans Église". In La chance d'un christianisme fragile, Bayard.

                                    Association Demain l'Eglise (France)
 

Un Cardinal reconnaît une valeur universelle à "Internet"

Dans une intervention au synode sur l'évêque qui a eu lieu à Rome le Cardinal Danneels (Belgique) dit "§ 7: Un autre voie pourrait être des synodes plus réduits en nombre et consacrés à un ou deux thèmes précis, des synodes spéciaux . Et a-t-on déjà pensé au fait que grâce aux moyens électroniques comme Internet et e-mail, tous les évêques du monde peuvent être consultés sur certains sujets en un laps de temps très bref. Même si la collégialité ne passe pas par les moyens techniques, elle aurait tort de ne pas s'en servir".

                            J.L., Liège (Belgique) - Catholique

D'accord, pas d'accord ?

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