La femme

 
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La femme

bonjour,

je voudrais faire quelques precisions sur la citation de SERIGNE MOUSTAPHA SY (la femme est la barometre de la societe......)

je pense qu'elle n'a pas bien saisi  parce qu'IL parle ici de valeurs. donc c'est a elle qu'on mesure la societe. il vous rappelle, vous les femmes, que votre role est si eleve qu'on vous attribue

M. M.N., Dakar (Sénégal) - Non précisé - 6/05/2006

CITATIONS

Dans la rubrique "CITATIONS" j'ai lu une phrase qui m'a un peu choquée, et d'origine Musulmane, je pense...

"La femme est le baromètre de la société.Elle doit être le miroir où reflète l'image d'une société modèle.

Serigne Moustapha Sy, Responsable Moral du Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty
-----------

Je pense qu'il faudrait arrêté, dans quelle que religion que cela soit, et dans toute société digne de ce nom, de séparer "la femme" de "l'homme" et de la responsabiliser SEULE, face au devenir du monde.

Je m'explique; ce n'est pas, à mon sens la femme qui EST le baromètre de la société, ni encore le miroir où devrait se reflèter l'image d'une société modèle; C'EST LA SOCIETE ENTIERE! HOMMES ET FEMMES.

Nous sommes tous des êtres humains à part entière et responsables, et si la société actuelle, partout dans le monde est trrrrès loin de susciter une image de Modèle! c'est autant dû aux comportements divers négatifs des femmes QUE des hommes.
Qui fait la guerre dans le monde entier, religieux ou autres?
Qui terrorisent et entraînent enfants et femmes à suivre le machisme sanglant de certains hommes au nom de religion ou de diverses raisons aberrantes faisant prévaloir la puissance illusoire de l'homme sur la femme?
Qui domine la femme en l'obligeant à porter voiles et divers carcans vestimentaires avilissants?
Qui cherche à retarder l'équité entre hommes et femmes, dans la société, le travail, et le monde?
Qui sont les plus grands responsables dans le monde du non respect de l'être humain; particulièrement femmes et enfants? (ex: enfants-soldats, pédophilie, traite des blanches, crimes odieux, terreurs accordées aux femmes musulmanes et autres qui ne veulent pas se voiler, femmes et enfants battus, etc, etc, etc, ...) .

Excusez-moi mais ce sont les hommes!!!!

La responsabilité de la femme serait-elle de "taper sur la table" et de dire N O N à l'agressivité masculine se présentant sous mille facettes? Le rôle de la femme serait de montrer une fois pour toute qu'elle n'a pas à être victime de préjugés défavorables et dominants venant ... des hommes! Mais comment faire si l'on veut éviter d'user des mêmes armes belliqueuses que les hommes?
Combien de femmes ne se font elles pas tuer dans le monde pour oser tenir tête à des hommes violents et imbus d'une force très mal placée et où est totalement absent le mot AMOUR?

Mme N.G., Bruxelles - Catholique - 1/08/2005

Femme

N'en déplaise à M.C.,de Marchin,un homme ou une femme ,c'est la meme chose! les idées et les émotions sont liées au vécu de chacun,à son historique,et non biologiquement à son sexe,pas plus quà sa couleur de peau ou à sa "race"!

M. D.R., Paris - Athée - 23.04.05

Le statut des hommes et des femmes

Récemment (31/7/04), la Congrégation pour la doctrine de la Foi a émis une "Lettre aux évêques de l'église catholique sur la collaboration de l'homme et de la femme...". Ce texte critique les excès de certains féminismes pour qui l'actuelle prépondérance de l'homme sur la femme devrait être remplacée par une domination de la femme sur l'homme. On voit mal en effet ce que cela apporterait à l'humanité.
Mais la lettre fait totalement fausse route quand elle fait référence à "l'anthropologie biblique", citant principalement des passages de la Genèse (les 2 versions de la création de l'être humain), des prophètes et de Paul. L'idéal absolu des relations hommes-femmes qui nous est proposé est la relation Epoux divin-Jérusalem (humanité). L'humanité est alors l'épouse "vierge et sainte" que l'Epoux pare, crée!!! Le texte prétend n'être pas machiste!!!
Et c'est ce type de relation qui serait l'idéal auquel les hommes et les femmes concrets parviendraient quand il seront transfigurés dans la résurrection: ils seraient alors délivrés de la "concupiscence de la chair". Les bras m'en tombent. Bien entendu, la femme idéale serait Marie qui dans la présentation qu'en fait l'église n'est tout de même pas une femme à part entière.
Fonder une société sur ce type de rapports figés et contre nature c'est refuser le foisonnement de la vie, son ambiguïté fondamentale.

MC, Marchin (Belgique) – non précisé – 27/10/04

FéminismesLM de Rouen tire à boulets rouges sur le Vatican et si, souvent, j'aurais tendance à lui apporter des provisions supplémentaires de boulets, je suis pourtant d'accord pour condamner CERTAINES FORMES de féminisme, surtout développées aux EU. D'une part un mouvement qui voudrait établir une domination inverse, celle de la femme sur l'homme: ce serait une horreur identique à l'ancienne. D'autre part celui pour qui il n'existe aucune différence entre un homme et une femme, hormis la différenciation sexuelle qui serait tout à fait accessoire: c'est le vieux débat, insoluble entre le "tout est affaire d'acquis culturel" et "tout est affaire de déterminisme biologique. L'une et l'autre position sont absurdes et il sera à jamais impossible de savoir quelle part de notre être nous devons à notre environnement passé et présent, quelle part nous devons à notre patimoine génétique.Mme M.C., Marchin (Belgique) - Non précisé – 9/08/04misogynie quand tu nous tiens !

M.C., Marchin (Belgique) - Non précisé - 07/08/2004, citant la lettre du Vatican :
''Elle renforce tout d'abord l'idée que la libération de la femme implique une critique des Saintes Écritures, qui véhiculeraient une conception patriarcale de Dieu, entretenue par une culture essentiellement machiste. En deuxième lieu, cette tendance considérerait comme sans importance et sans influence le fait que le Fils de Dieu ait assumé la nature humaine dans sa forme masculine(point 3, fin)".''


Ce qui me frappe dans cette phrase, c'est que des hommes instruits  n'entendent pas le machisme qu'il y a à affirmer " cette tendance considérerait comme sans importance et sans influence le fait que le Fils de Dieu ait assumé la nature humaine dans sa forme masculine".  Ils nous disent si D. s'est fait homme (vir) , il ne s'est pas fait homme (anthropos) et, de ce fait, D.  assure une prééminence au sexe masculin.  En quelque sorte, la Création ne remonterait pas plus haut que l'Incarnation et les créations de Genèse passent au panier, alors que le texte hébreu  garde les traces du "mal de chien" que se donna le rédacteur pour introduire "Homme et Femme, il les créa". (Excellent bouquin de ce titre du pasteur Claudette Marquet, 30 ans d'âge et pas pris une ride en regard de cette communication du Vatican)

En conséquence, si l'on reste dans la perspective du Vatican, la question posée par les théologies féministes prend tout son sens :

bullet *"une femme peut-elle être sauvée par un fils de D. incarné dans un mâle ?" La réponse est non.  Le salut annoncé l'est probablement pour tous les hommes mais pas pour les femmes, ou bien s'agit-il d'un salut de seconde zone.
bullet *Le Vatican nous dit que les hommes n'ont pas besoin des femmes… encore que la survalorisation de Marie dans catholicisme comme "Mère de Dieu"  obtenue grâce à la condamnation de Nestor montrerait qu'à de certains moments, elles sont indispensables….  Justement, il s'agit de bien circonscrire ces moments : uniquement si elle est éternellement vierge, c'est à dire "magique" tant qu'elle n'est pas touchée.  La littérature profane s'étend largement sur la mutation du fiancé au mari : l'épouse reconnaît rarement dans le mari le fiancé qui l'avait séduite tant qu'elle était intouchée. La survalorisation de Marie, permet de mépriser toutes les autres femmes.  Dans l'Islam, on trouve un culte comparable dans la dévotion à Fatima  (fille du prophète) sur-exhaussée d'une façon telle que le modèle soit hors de portée de toutes les autres femmes et, de ce fait, les autres femmes ont le sort que les juristes veulent bien leur faire.  Duby, dans "le Chevalier, la Femme, le Prêtre" montre la construction de la misogynie par l'appareil ecclésial au travers des manuels des confesseurs. Il s'agit déjà du contrôle sexuel et de la reproduction caractérisé comme sorcellerie. Les techniques  de contrôle des naissances ou d'avortement par les herbes ne se répètent que de matrone en matrone et, de ce fait, son un savoir auquel les clercs, mâles, ne peuvent accéder.

M.C., Marchin (Belgique) - Non précisé - 07/08/2004
Au premier siècle, si dieu s'était incarné en une femme, elle N'AURAIT PAS PU se faire connaître ni entendre, parce que les femmes N'AVAIENT PAS LE DROIT ni de lire le texte du jour, ni d'enseigner dans une synagogue. Et au fond, pour ce qu'on en sait, peut-être bien que dieu s'est vraiment un jour incarné en une femme!!:-))


Cela va de soit. Le Sitz im Leben est omis chaque fois qu'il peut contrarier les pouvoirs établis. Dans le texte du Vatican, il s'agit  de conserver "le monopole de l'interprétation"  comme le montre la fin du texte avec le recueil de passages bibliques  exposés "correctement selon l'orthodoxie" .  Le Vatican omet des siècles de patristique  qui construisent la misogynie ecclésiastique.

Quand on pense que l'exégèse talmudique s'acharne dès le deuxième siècle à trouver des textes où D. est "Mère" !
J'observe que les églises chrétiennes qui reconnaissent aux femmes l'accès à tous les ministères s'en montrent plus respectueuses. 
LM (Ch.), protestant à rouen, 9 aout 04
Hommes et Femmes (suite) Le deuxième épisode est interessant d'un point de vue psychanalytique en cela qu'il lie la critique traditionnelle de l'homosexualité pratiquée par l'ECAR  à la critique du féminisme.  La visibilité de l'homosexualité, de nos jours,  serait  une conséquence de la dissolution de la dualité des sexes et il serait critiquable d'accorder aux gays les mêmes droits de l'homme de la déclaration universelle de 1948 comme il est critiquable d'accorder aux femmes une juste place dans la société (où traitées comme une minorité, elles sont 52% de ladite humanité pour raison de santé : moindre mortalité infantile et moins de  consommations dangereuses : tabac, alcool, deux roues qui sont des modes d'affirmation virile... passablement infantiles).  La dissolution de la dualité des sexes est une pure vue de l'esprit : interrogez le premier bisexuel que vous trouvez dans vos relations et il vous répondra qu'il sait parfaitement ce qu'il fait choisissant  une rencontre amoureuse  tantôt avec un homme tantôt avec une femme. Cela lui semble différent  "dans la nature des choses".  Il est malséant, nous dit l'ECAR, que les exploités d'hier deviennent les égaux de demain. C'est sûr que s'il faut composer avec plus d'interlocuteurs ayant voix au chapitre, l'ECAR n'est pas à la veille du jour de rétablir son pouvoir en déliquescence (Voir les causes dans "Catholicisme, la fin d'un monde ?", de Danielle Hervieu-Léger, chez Bayard). Mais l'association des femmes et des gays  (dont seuls les mâles sont envisagés) va de soi dans une perspective patriarcale, celle de ce monde d'hommes qu'est la hiérarchie de l'ECAR.  Il suffit de considérer le corpus des injures traditionnelles adressées aux gays  pour comprendre l'interprétation machiste de la gayté : ils ont un dévoiement de la virilité et les injures les renvoient à un "féminin virtuel" que les gays ne peuvent accepter car, eux aussi participent d'un monde symbolique où le fait d'être mâle est  valorisé.  Toutefois,  la virilité héterosexuelle se définit par la conquête agonistique des femmes. Là aussi, le "récit populaire", matérialisé par les "histoires entre hommes"  est  très informatif sur l'image de soi des hommes héterosexuels.  Le tableau de chasse, la longueur de l'engin  y tiennent des places excessive en regard de la relation. La "loi des garçons", qui est un type d'éthique alternative de la relation ,  ne saurait avoir la moindre valeur.   Il est amusant de constater que l'ECAR qui, selon un certain nompbre d'enquête américaines, compterait en son sein 40% de prêtres gays, ne se soit pas mieux renseignée avant de se proclamer experte en humanité. Il est vrai que son psychanalyste de référence, Tony Anatrella, est notoirement homophobe ressortant les fabulations sur la maladie homosexuelle telle qu'on les entendait au milieu du 19èm siècle quand le mot "homosexuel" fut inventé, si je ne me trompe, à l'occasion du procès d'Oscar Wilde (voir "Mauvais Genre", un bouquin de sociologie sur l'émergence du concept d'homosexualité dans la société victorienne dont les détails bibliographiues m'échappent sur l'instant) De temps à autres, certains psychanalystes devraient se refaire une tranche de divan afin d'élaborer leurs propres frustrations avant de prendre la parole au nom d'uen institution qui se prétend "experte en humanité".   En condamnant sous un motif fanstasmatique la parité revendiquée par les femmes et la visibilité des gays dans le combat pour les droits civiques, l'ECAR se montre fidèle à elle-même : une institution de pouvoir et d'exploitation. Elle se cramponne à ce qui a établit son pouvoir : le contrôle sexuel au moment même où elle ne parvient plus à l'exercer.  La désafiliation des catholiques dans le apys développés coïncide avec l'encyclique "Humanae Vitae", celle-là même qui interdit aux catholiques l'utilisation de contraceptifs efficaces.  Ils ne se le sont pas fait dire 2 fois et ont voté avec leurs pieds.  L'ECAR n'a donc rien appris depuis Humanae Vitae. LM (Ch.), protestant à Rouen,  8août 04Théologie féministe Le reste condamne les théologies féministes, très développées outre Atlantiques et, en aprticulier au Canada dont le site "L'Autre Parole" mérite d'être consulté quoique je n'ai pas l'adresse du lien en tête. Il se fait jour aussi un fort courant de revendication en faveur de l'ordination des femmes. Il est vrai que l'ECAR n'a pas toujours été aussi regardante : durant les années de plomb, en Tchecoslovaquie, elle a ordonné Ludmilla Javorova qu'elle n'a plus voulu connaître dès le retour de la démocratie, comem elle n'a plus voulu connaître les prêtres et évêques mariés qu'elle avait ordonné, ceux-là même qui firent face au communisme et à l'athéisme d'état tandis que l'église officielle composait avec le régime dans la complaisance.  On est donc bien dansz une phase de repli frileux manifeste depuis 1998 et le "Ad Tuendam Fidem" qui rétablissait 3 niveaux de serment "anti-moderniste" à quiconque se trouve en position d'enseignement  théologique. Avec ce genre de déclaration contre les théologies féministes et les dorits de l'homme (qui peuvent être des femmes et qui peuvent aussi être des gays), s'accentue la phase de repli sur son identité (Déclaration Dominus Jesus qui disait qu'une église est machiste et hiérarchique en direction des églises orthodoxes, encyclique sur la communion pour éviter toute fraternisation "à la base" à l'occasion du Kirchentag/Katholikentag), l'actuelle déclaration est bien "dans la ligne actuelle du parti", celle de la clôture de la petite fenêtre de liberté et d'inventivité de Vatican II, celle du dialogue oecuménique. LM (Ch.), protestant à rouen, 8 aout 04La confusion des sexes Le plus frappant dans la communication ECAR que nous présente MC de Marchin, est ce fantasme de la confusion des sexes créé et entretenu par l'ECAR depuis ses origines. A l'entendre,  le fait que les femmes assument des rôles, des fonctions, exercent des responsabilités,  et exercent des professions jusqu'ici réservées aux hommes, serait une menace pour la stabilité de l'humanité dont l'ECAR, dès l'entrée se proclame "experte".  Déjà, cette expertise ne va pas de soi. En effet,  tout au long de ce papier, l'ECAR confond le rôle social  et le statut biologique.  Le fait que, jusqu'à une période récente les hommes se soient réservés les postes de pouvoirs,  de notoriété, les responsabilités à l'extérieur du foyer voire le droit de vie et de mort sur la femme et les enfants  tient-il à la biologie des sexes ? Certainement pas : cela appartient à une organisation sociale et économique (patriaral et patrilinéaire, à savoir conçu pour faire la guerre  ce qui est la seule justification des structures patrilinéaires de parenté et de transmission des héritages) et à une organisation politique  conçue pour que les femmes soient privées de nom (symbole de l'héritage donc du pouvoir) et de moyens économiques.  Jusqu'à une période récente, les années 60 du siècle dernier, le statut de la femme d'artisan et d'agriculteur était sans aucune protection sociale et sans revenus à partir d'un statut de la famille considérée comme unité économique  au dépens de l'individu femelle.  Envisager que cfelle-ci puisse avoir une retraite et une couverture sociale au lieu de tomber à la charge des enfants sitôt devenue veuve était envisagé comme "la ruine de l'agriculture",  "la ruine du petit commerce"... Alors que c'est la concentration du capital et la compétition internationale qui font la ruine des peties unités de production. En quelque sorte, l'ECAR vit l'émancipation des femmes comme une "rivalité" (comprendre une polémique  sans fondement) alors que l'exploitation de celles-ci ne l'a jamais menée à la moindre réflexion pendant 1600 ans là-même où elle y contribuait et continue d'y contribuer.  L'aide (l'ezer biblique) ne se comprend que si elle est est réciproque, ce que les lois civiles n'ont jamais consacré : "la femme suit son mari" disait le code civil en dépit qu'elle a peut-être une carrière à mener, des études à rentabiliser et que si elle a épousé un conjoint moins diplômé (mésalliance dans les stratégies matrimoniales féminines constatées par l'INED) , il est peut-être (cas rare) possible qu'elle gagne plus d'argent que lui  et qu'abandonner son job mette en péril la stabilité financière du ménage. Dans un siècle où les stratégies de la guerre changent et ne sont plus une question de force physique mais de compréhension  des enjeux stratégiques qu'ils soient commerciaux ou militaires,  il va  de soi que les femmes accèdent à des postes de décision ; ce qui est encore rare, quoique les études de Baudelot et Establet aient établi qu'elles enregistraient plus de succès universitaires  que leurs homologues masculins d'une même classe d'âge et de même origine sociale. L'ECAR nous refait le numéro de la subordination du social (en fait du socio-professionnel) au biologique alors que l'observation démontre qu'il est subordonné au politique...C'est à dire qu'il est hautement symbolique. c'est ainsi que les sociétés  anciennes avaient déterminé que le sec était mâle et l'humide femelle, que le chaud était mâle et le froid femelle, que le dehors était mâle et l'intérieur femelle (une inoubliable étude de Pierre Vidal Naquet sur Hermès et Hestia dans "mythe et pensée chez les grecs", datant des années 1970). La médecine de Gallien regorge de ces harmonies préétablies dont la scientificité est sujette à caution. En quelque sorte, l'ECAR reproche aux femmes contemporaines ce qu'elle reprochait déjà à Jeanne d'Arc : elle était une sorcière parce qu'elle portait des habits d'homme.  Prochain message l'aspect théologico-politique LM (Ch.), protestant à rouen, 8 aout 04

Lettre du Vatican sur la collaboration homme-femme (31 juillet)Le Vatican vient de rendre publique une lettre aux évêques sur la collaboration de l'homme et de la femme. La hiérarchie y déplore la tendance (supposée) du féminisme à considérer que la différence de sexe entre les humains n'entraîne de différence dans leur personnalité et leur rôle social qu'en raison d'une longue tradition machiste, d'un conditionnement culturel qui dure depuis des siècles.
Ce qui heurte le Vatican dans cette tendance supposée, c'est qu'il y voit une "tentative de la personne humaine de se libérer de ses conditionnements biologiques. (point 3 de la lettre)". Il est choqué également par le fait que: "Une telle perspective a de multiples conséquences. Elle renforce tout d'abord l'idée que la libération de la femme implique une critique des Saintes Écritures, qui véhiculeraient une conception patriarcale de Dieu, entretenue par une culture essentiellement machiste. En deuxième lieu, cette tendance considérerait comme sans importance et sans influence le fait que le Fils de Dieu ait assumé la nature humaine dans sa forme masculine(point 3, fin)".
Moi, ce qui me heurte dans la première critique, c'est que depuis les débuts de son histoire, l'humanité a TOUJOURS tenté d'échapper à ses conditionnements biologiques (échapper aux accidents, à la maladie, à la condition de bipède terrestre et non ailé, décupler ses forces naturelles par les machines, les robots etc.). Ce n'est donc pas propre à une tendance féministe, quelle qu'elle soit.
Et dans la deuxième critique, je suis frappée par le fait que des hommes instruits paraissent continuer à considérer la Bible comme un texte à comprendre au sens littéral, sans aucun recul historique. Au premier siècle, si dieu s'était incarné en une femme, elle N'AURAIT PAS PU se faire connaître ni entendre, parce que les femmes N'AVAIENT PAS LE DROIT ni de lire le texte du jour, ni d'enseigner dans une synagogue. Et au fond, pour ce qu'on en sait, peut-être bien que dieu s'est vraiment un jour incarné en une femme!!:-))


Mme M.C., Marchin (Belgique) - Non précisé - 07/08/2004L’âme des femmes
bonjour! Je me permets de vous adresser ma question:quand et comment l'église catholique de Rome a-t-elle reconnue le fait que les femmes ont une âme?merci pour votre aidesalutations

M. M.H., Perpignan (France) - Agnostique

Parvis 21: Un collaborateur m'envoie cette information : selon une légende, un concile aurait débattu de cette question : " Les femmes ont-elles une âme ? " En fait, lors d'un synode provincial (Mâcon 585), un assistant protesta qu'une femme ne pouvait être appelée homme. Les évêques répondirent, en citant la Genèse : " Au commencement Dieu créa l'homme, il les créa mâle et femelle et leur donna le nom d'Adam ou homo terrenus, homme de la terre. L'épouse fut donc désignée comme le mari et tous deux furent appelés homme. " De même, le Christ est dit Fils de l'homme bien qu'il soit né d'une femme, car le mot femme est entendu ici au sens génétique, mais la protestation mal traduite donna " une femme ne peut être appelée créature humaine ".

Porter le kilt

A PL de Villiers-sur-Marne.

Je suis entièrement d'accord avec vous.

Les femmes en portant le pantalon ont déjà montré beaucoup de bonne volonté :-) Certaines veulent ressembler aux hommes, être leurs "égales" - les pauvres, quelle rétrogression ! Mais d'autre cherchent vraiment à comprendre et se penchent attentivement sur cette "espèce" : curiosité, intérêt éthologique ? :-))

Peut-être que certains hommes, seraient moins "serrés" (oserais-je dire "coincés") au figuré aussi, s'ils portaient le kilt.

A tous ceux qui ne seraient pas convaincus : croyez-moi, le kilt est très confortable ! J'ignore si le fait de le porter rapproche des femmes, mais en tout cas, il n'éloigne pas (du tout, du tout :-)))


CFL de Bruxelles,
Porter le kilt

Je rebondis sur un des articles édités qui précisait que nous devrions tous porter le kilt comme symbole d'égalité entre hommes et femmes.

Pour ma part, cela ne me gêne pas et de par mes origines bretonnes, je porte le kilt 3 à 4 jours par semaine. En effet, il faut savoir que les Bretons avaient le Royaume de Strathclyde en Ecosse avant de se faire chasser par les Anglo-Saxons. La langue bretonne a les mêmes racines que le Gallois et la Gaélique. Il n'est pas étonnant aujourd'hui que certains souhaitent ardemment retrouver ses racines profondes. C'est la raison pour laquelle, un Breton a déposé un tartan auprès de l'organisation mondiale à Edimbourg (déposé par Richard DUCLOS, il est appelé tartan national breton).

Je suis catholique, marié, père de 3 enfants et vivant en France, dans un pays trés latin dans sa façon de s'habiller

Il est vrai que le port de pantalons trop serrés sont à l'origine de beaucoup de cas de stérilité. Il est vrai également que le pantalon dans tous les pays reste le symbole de l'autorité et du chef de famille représenté par le père. Je pense que les hommes seraient beaucoup plus compréhensifs et plus proches des femmes, sans rien enlever à leur virilité en portant plus souvent un kilt.
Alors, Messieurs, soyez des hommes et portez le kilt !!!

M. P.L., Villiers-sur-Marne (France) - Catholique

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