La mission

 
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Rubrique "Mission"

D'un point de vue catholique, l'on peut définir la mission comme la charge apostolique confiée aux évangélisateurs et aux consacrés, mais aussi au simple fidèle.

Personnellement, je pense que la mission devrait s'inscrire au sein d'une réalité de conversion profonde à Dieu en esprit et en vérité, qui poursuivrait comme objectif une évangélisation par l'exemple, en l'occurrence l'exemple de la propre vie du missionnaire, diacre ou prêtre.

Les fruits spirituels portés par le serviteur de Dieu au sein de sa famille, de son corps de métier, de sa juridiction devraient donc en tout premier lieu interpeller les hommes et les femmes qu'il côtoie ; en d'autres termes, l'homme de Dieu, après que le Seigneur l'eût aidé à mourir à lui-même, doit s'efforcer à tout moment de revêtir le Seigneur Jésus-Christ et de marcher comme Lui. Etant enraciné et fondé en Lui, il pourra donc accomplir véritablement la mission qui lui sera confiée, notamment en faisant naître avec l'aide de Dieu, dans le cour des gens, le désir de suivre et d'accepter le Christ.

Le but poursuivi, on l'aura compris, n'est pas simple. Il implique renoncement, abnégation, sacrifice et persévérance ; d'un autre côté, la moisson peut être longue à venir si la confiance en Dieu n'est pas totale. Mais dans tous les cas, le religieux sait au plus profond de lui, que s'il continue à marcher dans les pas du Christ son Dieu ne l'abandonnera jamais et que ce sera Lui seul qui pourra lui donner la force de persévérer dans la démarche difficile du sacerdoce et de la pratique constante de la prière.

Enfin, en ayant ses regards fixés sur Jésus, le berger et son troupeau se garderont de tout orgueil qui pourrait commencer à naître au vu du bon avancement de la mission ; en effet, il est à rappeler que cette dernière, quelle que soit son dynamisme, doit tout à Dieu et rien aux hommes. La mission est à l'image de l'Eglise ce que le Christ est à l'image de Dieu : son reflet et son empreinte. La communauté née de la mission se doit d'être à l'instar de la primitive église : exempte d'hypocrisie, elle développe une vie de prière, de louange, d'adoration et de pleine reconnaissance dans la grâce de Dieu.

Puisse le Seigneur faire en sorte que ces choses ne soient pas qu'utopies, mais bel et bien des réalités vécues par l'ensemble des fidèles.


Frère B.L., Felino (Italie) - Catholique - 28/01/2007

Elan missionnaire

Parvis 21 : Il y aurait beaucoup à redire à vos observations.

Mais je vous en prie, P21, redites... Ce forum est un lieu d'échanges et il m'intéresse de prendre connaissances de vos remarques et corrections.

Parvis 21 : Par exemple, vous dites : "L'élan missionnaire est historiquement inexistant." Ne lisez que les titres des épîtres de Paul, qui montrent qu'il y avait des chrétiens dans de nombreuses villes de Méditerranée, y compris à Rome. ces lettres ont été écrites deux siècles et demi environ avant Constantin.

Nos montres temporelles ne sont pas synchro. Il était question des disciples ayant abandonné Jésus à son sort, ceux qui l'avaient connu et qui avaient suivi son enseignement.

Mais nous sommes bien d'accord : l'universalité est une invention de Paul, auto-proclamé "Apôtre de l'Esprit".

Rappel (je reprends ici, telle quelle, une intervention de l'an passé) :

Nous savons bien qu'à part Paul (seul ou avec l'un ou l'autre acolyte) personne n'est allé prêcher "dans le monde entier". D'autres prédicateurs itinérants - dont Pierre - allaient bien sûr de ville en ville mais uniquement là où il y avait des communautés juives parce que le message de Jésus était destiné aux Juifs (les circoncis).

Avant l'épisode de Damas, Paul avait précisément pour mission d'aller dans les synagogues pour avertir de l'arrivée de ce genre de prédicateurs, à qui il ne fallait surtout pas donner la parole. Paul avait étudié auprès de Gamaliel. Il considérait ces "judéo-chrétiens" comme des hétérodoxes et leur était hostile.

Puis il eut ses visions à Damas... insuffisantes cependant pour empêcher la contestation de la position de Paul par les Colonnes :

- les judaïsants appartenant à l'Eglise palestinienne du parti de Jacques (le frère de Jésus) n'acceptaient pas que les Gentils soient dispensés de l'observance stricte de la loi mosaïque;

- Paul n'avait connu ni Jésus, ni Jean le Baptiste : il ne pouvait donc pas entrer dans le club.

Pour débattre de ces différentes divergences de vues, les protagonistes tinrent à Jérusalem une réunion qu'on appela plus tard le "premier concile" . Pour se débarrasser de Paul, trop turbulent et excessif à leurs yeux, les Colonnes lui proposèrent un marché : il pouvait aller prêcher partout où il n'y avait pas de communauté juive. Et comme il y en avait dans toutes les villes importantes, cela obligea Paul à aller visiter les campagnes.

CFL de Bruxelles, le 8 septembre 2004

Parvis 21 : Deux points que je conteste. D’abord, certains apôtres ont prêché hors Palestine. Pierre a vécu et est mort à Rome. Il semble que Thomas ait fondé des communautés en Inde. Jacques aurait été en Espagne. Pour les autres apôtres, on ne sait rien.
Le "premier concile", c’est bien clair, a constaté que des non-juifs s’étaient convertis. Il a décidé qu’il ne fallait pas les soumettre aux prescriptions de Moïse (circoncision, etc.). Si Paul a fort poussé dans ce sens, ce n’était pas une simple concession des autres apôtres.
Quant à votre idée que Paul est allé visiter les campagnes, où est-il écrit qu’il devait prêcher là où il n’y avait pas de communautés juives ? Ses lettres montrent qu’il était plutôt en relations avec des villes. N’oubliez pas qu’il est mort à Rome.

Culture ou révélation ?

Hello,

Parvis 21 : Je me permets de faire remarquer que la culture d'Israël
n'est pas notre culture... Par contre, notre culture est chrétienne
parce qu'elle a été bâtie sur l'enseignement du Christ.


La personne à laquelle je répondais parlait de "révélation" et non de
"culture". Mais j'apprécie que vous parliez de religion comme un
élément de la culture. Il s'avère en effet qu'on est chrétien ou juif en
occident, musulman ou animiste en Afrique sauf dans les zones fortement
colonisées, hindouiste ou bouddhiste ou taoiste ou confucianiste en
Extrême-orient, (ou athée d'état dans les régions totalitaires) etc...
L'argument de "D. décide de la date à laquelle naît Jésus" suppose que
D. ne s'occupe des hommes que chez les chrétiens. Idée que je conteste
fermement.

La culture biblique n'est pas celle d'Israël, à moins qu'on ne
considère le terme comme l'un des 2 territoires bibliques. Encore
serait-ce faux : la culture biblique est celle du territoire de Juda,
celui du Sud. La culture biblique n'est pas celle de l'Israël
d'aujourd'hui, fortement américanisé.

Notre culture européenne n'est pas chrétienne. Elle est aussi le fruit
de la raison critique des lumières élaborée contre la raison
théocratique, du mouvement ouvrier, dont les cultures marxistes sont un
élément important en cela qu'il expérimente les droits de l'homme et
revalorise les matérialismes de l'antiquité, de la philosophie allemande
qui donna le romantisme et un certain "retour à la nature". Nos
mathématiques sont arabo-musulmanes et la littérature d'Europe Centrale
ne peut se comprendre sans l'apport de la langue yiddish.

Cordialement,


LM (Ch.), protestant à Rouen, 10-oct-03

Parvis 21 : Quand vous écrivez "Notre culture européenne n'est pas chrétienne", j'imagine que vous avez oublié un adverbe : "SEULEMENT ou UNIQUEMENT chrétienne.



Parole de l'un, Parole de l'autre, Parole de D. (Talmud)

Hello

Parvis 21 : Que les textes des Evangiles aient été "reconstruits", qu'ils ne sont pas l'enregistrement exact des paroles de Jésus, je veux bien l'admettre. Mais ils ont été "reconstruits" par des communautés de croyants. Pour vous comme pour moi, c'est la Parole de Dieu. Et l'on ne peut "Que tous soient Un" comme "Peu me chaut qu'ils soient UN".

Pour vous, c'est peut-être la "Parole de Dieu". Pour moi, cela contient la Parole de D. mais ce n'est pas identique. Un discours reconstruit contient d'abord la pensée de l'auteur. Reportez-vous au discours de Claude dans la vie des 12 Césars de Suétone et tâchez de trouver la copie de la stèle où ce discours de Lyon a été gravé. Vous goûterez la différence.

Enfin, si vous n'avez pas compris que les chercheurs de D. sont déjà "UN", ce n'est pas un problème. Personnellement, je "fais église" avec des chrétiens de confessions différentes, des non-chrétiens, et une paire d'athées. Cela arrive dès qu'on renonce à "faire admettre", "faire accepter" ses propres doctrine pour des "vérités":-))). Ils sont "UN" dès que le prosélytisme cesse même dans les arrières pensées.

Cordialement,


LM (Ch.) protestant à Rouen 14 oct-03

Vous avez dit mission ?

Hello,

Parvis 21 écrit : Je ne suis pas d'accord avec votre façon de voir. L'évangélisation n'est pas une façon de "débaucher les fidèles d'autres religions".

Bon. Vous n'êtes pas d'accord avec "Dominus Jesus", déclaration du préfet pour la congrégation pour la doctrine de la foi qui prévoit : "l'effort de la nouvelle évangélisation se portera en priorité vers les grandes traditions religieuses", dont ma façon de voir n'est que la traduction "en français courant". C'est pas un problème ; c'est juste que vous ne l'avez pas lue autant que moi :-))) Vous n'aviez déjà pas remarqué l'omission du filioque lors de sa parution.

Parvis 21 écrit : Nous ne sommes plus au temps où le pouvoir séculier punissait ceux qui ne voulaient pas se convertir.

En effet, dans les pays occidentaux (géographiquement situés entre les 10 paroles et la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948), la coercition s'est "privatisée" (dans des associations, par exemple) depuis que les pouvoirs séculiers se désolidarisent de l'institution religieuse.

Sur les forums, elle se manifeste chaque fois que l'attaque à la personne se substitue à la réponse ad rem. Elle se manifeste aussi dans la société globale chaque fois que l'institution soutient des partis politiques susceptibles de la remettre en selle. Cette remarque est valable pour toutes les religions qui se veulent "missionnaires" : en Amérique les courants fondamentalistes du protestantisme, en Europe le catholicisme, etc... (Voir l'adresse aux chrétiens agissant en politique et l'usage que l'ECAR fait de son poste d'observateur à l'ONU dès qu'il est question des femmes). La coercition s'est juste déplacée. La tentation théocratique n'est pas éteinte.

Cordialement,

LM (Ch.), protestant à Rouen, 11 septembre 2003
 
Parvis 21 : 1) Je ne vois pas l'égalité que vous faites entre "débaucher les fidèles des autres religion" et l'appel à "une nouvelle évangélisation.. des grandes traditions religieuses".
2) Je ne vois pas non plus le rapport entre le "
temps où le pouvoir séculier punissait ceux qui ne voulaient pas se convertir" et l'actuel "soutien des partis politiques" et encore moins avec "l'usage que l'ECAR fait de son poste d'observateur à l'ONU".

Quelqu'un vient de parler de prosélytisme ?

Hello,

Parvis 21 écrit : D'ailleurs, admettriez-vous que l'on vous accuse de débaucher des fidèles d'autres religions parce qu'en exposant vos idées vous tenter de les amener à les "admettre" et à les "accepter".

Auriez-vous la gentillesse de me rappeler la dernière fois que j'ai défendu un dogme (à savoir une doctrine + un anathème) ? Et, pendant que vous y êtes, si vous en trouvez, la partie doctrinale dudit dogme dépassait-elle l'entendement humain ? Etait-ce de la "métaphysique" ? Ai-je jamais prétendu détenir "la" vérité qu'il fallait "admettre" et "accepter" ?

Ou bien ai-je proposé du comparatisme religieux ? posé des questions ? Ces questions n'avaient-elles qu'une seule réponse possible ? Ai-je agité l'une ou l'autre des idées suivantes :

- que quiconque ne "croyait pas" en mes propos ne serait pas sauvé ?

- la peur de la mort ?

Ai-je prétendu que le salut passait exclusivement par le fait d'adhérer à une doctrine ? à une église plutôt qu'à une autre ? Enfin, last but not least, mes quelques contributions à la réflexion religieuse sont-elles relayées par les TV et les radios dès que je tousse ? Sont-elles même reproduites dans la forme sous laquelle je les donne ?

Cordialement,


LM (Ch.), protestant à Rouen 11 septembre 2003
 
Parvis 21 : Je vous parle "d'exposer vos idées", vous me répondez "Où ai-je défendu un dogme ?

Mission du chrétien

La premiere mission du chretien est de proclamer la parole de dieu (l 'evangile) .marc 13.10. il faut premierement que la bonne nouvelle soit prechée à toutes les nations.

B.T., Arras (France) - non précisé

La mission

J'ai eu l'occasion d'essayer de lire votre correspondance, je n'ai pas eu l'occasion de tout lire car à la longue cela devient ennuyeux.

Mais pour moi la mission ne serait-elle pas en premier : D'AIMER

DIEU se faisant homme. Et la plus grande mission de Jésus n'a-t-elle pas été de nous rappeler sans cesse ce commandement.
AIMER VOUS LES UNS LES AUTRES.
Dans chaque petit geste, dans ces correspondances...

                            P.J. Fort de France, Martinique (France) - Catholique

D'accord, pas d'accord ?

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