Opinion publique
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Le scandale du concert au Vatican
(Ma réponse à Zénit qui relate le scandale qui a secoué le Vatican lors du prestigieux concert de Noël annuel devant 7500 spectateurs, dont les cardinaux. Une chanteuse a profité de son tour de chant pour faire des reproches à l’Eglise catholique) : J'ai assisté à l'intervention scandaleuse et malheureuse au concert de Noël, contre l'Eglise catholique, sans doute venant d'une chanteuse liée à une secte de type évangéliste ou Pentecotiste américaine. J'en suis aussi désolé. Vous relatez l'évènement en tordant le sens de son discours et en feignant de ne pas comprendre son contenu objectif, à savoir que l'Eglise du Vatican est un lieu où « Jésus est comme mort », c'est-à-dire sans possibilité de manifester qu'Il est vivant. Et la pointe de son animosité concerne le scandale des prêtres accusés de pédophilie. Un article le lendemain d'un grand quotidien italien a bien expliqué cet évènement. L’agence de presse Zénit, en tordant le sens de l'information et en voulant calmer le jeu en cachant le contenu de cette scandaleuse intervention fait le jeu de l'accusation. La démarche du Saint Père, dans l'esprit du Jubilé de l'an 2000 serait de demander pardon à cette occasion, tout en regrettant le contexte de l'expression de cette souffrance. C'est vrai que le moment n'était pas opportun pour dire ces choses, mais c'est vrai aussi que l'Eglise doit aussi se donner les moyens d'entendre ces cris des hommes, même si leur formulation nous gêne. A vouloir se situer en victime dans cette affaire, victime d'une intervention imprévue pour un concert qui porte un message de paix, l'Eglise perd l'occasion de reformuler sa demande de pardon pour toutes les victimes évoquées dans le cri de cette femme d'une autre référence de foi que la nôtre. M. J.L.B., Rome (Italie) - Catholique
Mlle M.M., Labruguière (France) - Incroyante
C.L., Québec (Canada) - Catholique - 30.10.02 Ce qui ressort de ce que je dis, c'est une certaine intolérance face à ceux qui parlent vite et mal contre l'Église. [Mulot] A mon sens, "ils" ne parlent ni vite ni mal. Nombre d'entre eux réfléchissent depuis plus de 40 ans, à savoir depuis le Concile Vatican II, aux questions que souleva ce concile auquel il semble que la hiérarchie catholique veuille aujourd'hui régler son compte. Rien ne vous empêche d'adopter les positions de la hiérarchie actuelle mais votre propos dit clairement qu'il est le seul valide en cela que vous passez de l'image d'une ECAR lapidée à celle d'interlocuteurs qui "parlent mal" (=pêcheurs) au prétexte qu'ils ne partagent pas le même point de vue que vous. En quelque sorte : celui qui ne partage pas votre opinion est "intolérant". Cela me semble aller vite en besogne. Le fait que votre position soit légitimée par la position d'aujourd'hui de la hiérarchie n'empêche pas que leurs positions sont légitimées par la hiérarchie d'hier. Personne ne parle donc contre l'ECAR. Cette volte face hiérarchique me semble d'ailleurs emblématiquement incarnée par l'évolution du cardinal J. Ratzinger qui fut un théologien moderniste de pointe (quand il était l'expert privé du cardinal Frinks au concile Vatican II) et qui devient le fer de lance du courant traditionaliste sitôt devenu préfet pour la congrégation pour la doctrine de la foi. Je pointe donc le fait (le plus souvent invisible aux yeux des catholiques) que ce débat pose le problème de l'exercice de l'autorité dans l'ECAR et qu'il s'agit d'un débat de politique intérieure si l'on use de la métaphore des églises considérées comme des états. Cordialement, LM (Ch.), Rouen - Protestant
Parvis 21 : Il nous semble que votre réponse pèche par excès de généralisation. On ne peut dire que "ceux qui parlent vite et mal contre l'Église" ont toujours raison. Ni toujours tort. L'opinion publique dans l'Eglise Nous avons bien connu Louis Darms. Il a eu - en matière de communication en particulier - des idées géniales. Ce que vous nous rappelez ne nous étonne nullement. Libre opinion aux croyants D'accord, pas d'accord ? Votre avis ? Envoyez-nous un message. |