L'orthodoxie et l'hérésie |
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Mort de Jésus pour nous : mon humble point de vue
Première partie; Je m'interroge souvent concernant la mort de Jésus pour racheter nos fautes. Ce n'est pas parce que je suis catholique pratiquante que je suis tjrs d'accord avec tout ce que la "religion" me dit. Il y a aussi ce que je ressens intérieurement. La voix de l'Esprit de Dieu en chacun d'entre nous. Je pense que dans la mort de Jésus pour nous racheter il faudrait trouver un message symbolique bien plus profond, qui est une recherche pour chacun, personnelle; Jésus est mort sur la croix, d'une façon d'une rare barbarie pour nous vivant en 2005 après Jésus-Christ. Mais quel est notre mal? Celui dont il veut nous sauver! Je me demande si là, le symbole ne serait pas; notre propenssion à "détruire" ce que nous ne connaissons pas parce que nous ne voulons pas essayer de connaître, de comprendre ou même d'envisager d'accepter sans pour autant comprendre. Notre propenssion à la PEUR de l'inconnu. Jésus a été tué parce certains n'ont pas admis qu'il puisse être Qui il était! On l'a tué parce qu'on a pensé qu'il était présomptueux de se dire envoyé par "son Père"; notre père à tous. Un père spirituel. Voilà le symbole d'après moi; Jésus est mort pour que nous comprenions qu'il ne faut tuer personne, qu'il faut AIMER et respecter l'autre. Dans la vie sociale, sentimentale, familiale, ....Pour nous donner l'exemple de ce qu'il nous arrivera si nous transgressons ce principe. Il nous a laissé la bible pour ne pas oublier. Et regarder aujourd'hui autour de vous; tuerie, terrorisme sanglant. Personnellement je vois autour de moi mourir des millions de fois encore Jésus. Oui! Chaque être humain; martyre de son frère ou de sa soeur; enfants, femmes ou hommes martyres. Je pense que notre plus grand péché est de donner le pas de la méchanceté, l'agressivité, la colère, la haine, etc; plutôt que de donner ce pas à l'amour, la tolérance, la charité, l'empathie, etc. La barbarie de Jésus mis en croix est exactement la même que nous vivons tous les jours. Et nous laissons faire! Comme ceux qui ont laissé Jésus être mis en croix et tué! Dieu a laissé faire. Pour nous sauver! Certains diront; "pourquoi si Dieu existe accepte-t-il toutes ces tueries en nos siècles modernes?" Mais il ne l'accepte pas! Mais il ne peut rien faire, puisque tout le monde reste aveugle, sourd et muet! Personnes ne le prie, personne ne se rends compte de la toute puissance de la prière. Sauf les quelques croyants sur terre. Et ceux là même passent leur temps à s'emm... les uns les autres, au lieu de vraiment témoigner de l'amour de Dieu PAR LEURS ACTIONS ET PAS PAR DES MOTS VAINS; Dieu a accepter la mort de son fils, il accepte nos morts, ... POur que nous comprenions. Chaque larme humaine, chaque goûtte de sang à sa raison d'être. Et maintenant nous n'avons tjrs pas compris. Voulons-nous encore plus de larmes et de sang versé? Sommes nous tellement masochistes? Puisqu'on laisse faire et que tout le monde vis égoïstement son petit bonhomme de chemin en se foutant des autres dans le monde. Mme N.G., Bruxelles - Catholique - 30/07/2005 Anti-modernisme Hello, Pourquoi dater l'anti-modernisme ? D'une part, l'anti-modernisme n'est pas un phénomène exclusivement catholique. Il y a une saison de l'anti-modernisme ans toutes les religions. La création des églises évangélicalistes aux Etats-Unis répondait à un tel besoin de "fondamentalisme" pour s'opposer à la Première Quête du côté du protestantisme européen, à la montée de l'idée d'infaillibilité du côté catholique, et pour offrir au Sud vaincu une revanche sur le Nord : "retirer à Yale et Chicago le monopole de l'interprétation". Les protestants européens ont trouvé une solution d'étape au Synode des églises Réformées de France de 1872 qui eut un impact dépassant le cadre des frontières nationales par les délégations des églises européennes qui y furent mandées. Malgré l'adoption d'une confession de foi (à titre de compromis fragile et inutile avec les plus orthodoxes), c'est le pluralisme interprétatif qui devient la règle. En parallèle, le mouvement du Christianisme pratique lance des ponts entre les divers courants européens. L'oeuvre d'Alexandre Vinet gagnerait à être connue. Du côté du catholicisme, la crise éclate publiquement avec Lamentabili et est supposée se terminer avec Vatican II. Toutefois, le décès de Jean XXIII interrompt l'élan ; la rédaction des documents est mi-chèvre mi-chou et, à l'issue du concile, il se produit un schisme à droite comme à chaque fin de concile. Les 10 dernières années montrent que le courant anti-moderniste reprend du poil de la bête en même temps que se radicalisent les autres courants "fondamentalistes" des autres religions (voir la création du BJP, parti hindouiste en Inde et l'alliance du populisme et des courants évangélicalistes en Amérique Latine, travaillée en parallèle par la "Légion du Christ"). Pourtant, l'ECAR organisant son image médiatique, cela devient plus visible ; au point qu'on pourrait dire que l'esprit de Vatican II commence avant Vatican II avec l'abandon du serment anti-moderniste et se termine en 1998, avec le motu proprio "Ad Tuendam Fidem" qui exige à nouveau un serment, en fait trois niveaux de serment de fidélité à l'institution (aux sens où nous l'explique CD de Bruxelles). Ce qui me fait dire que la crise moderniste n'est pas réglée au niveau de l'institution et encore moins au niveau du "peuple de Dieu". (voir sur le site de Croyants en Liberté de la Sarthe, divers compte-rendus de tables rondes à propos de Vatican II, 40 ans après). Cordialement, LM (Ch.) Rouen Protestant Mythe de l'orthodoxie première Hello,
Parvis 21 : D'autres conciles ont suivi. Ceux qui n'étaient pas d'accord avec les positions prises par ces conciles (où, en effet, les empereurs intervenaient souvent avec tout leur poids) formaient des communautés dissidentes (ariens, nestoriens...) Là, c'est le mythe de l'orthodoxie première et de l'hérésie par division. Les 5 premiers conciles ont été convoqués comme des tribunaux pour juger (arbitrer et départager) deux conceptions en présence. Les tenants des deux conceptions existaient donc avant la réunion du concile ; il ne s'agit donc pas d'une dissidence après coup. Deux courants (en fait plusieurs) de pensée existent et cela est clairement montré dès 1932 ; le travail des conciles consiste à les réduire à un seul pour éviter les troubles à l'ordre public. Ariens et Nestoriens existaient donc avant le concile et disposaient même de postes épiscopaux. En témoignent la multiplicité des évangiles, les tentatives de diatessaron et la constitution finale d'un canon après de longues négociations. La savant rabbin Neusner, dans ses études sur la construction des canons, montre qu'il s'agit toujours de la constitution d'un pouvoir. L'objet des conciles consiste à les faire disparaître par tous les moyens. Le jeu politique et la mobilisation de l'intérêt de l'empereur sont donc des questions de premières importances dans les débats du Concile. Le jeu politique est prédominant dans l'affaire Nestorius et le trouble à l'ordre public dans l'affaire Arius. L'autorisation de tuer les "hérétiques" (le mot change de sens à cette époque) est donnée par l'empereur Théodose en 382. On comprend donc qu'il s'agit moins de "conversion" que créer un ennemi commun contre lequel on se construira. Je ne cite ni René Girard, ni Peter Sloterdijk, ni Paul Dumonchel à l'appui de mes dires à cause de la limite des 25 lignes. Cordialement, LM (Ch.), Rouen (France) - Protestant
Mythe de l'unité du christianisme primitif Hello,
Parvis 21 : Ce n'est qu'en 1054 qu'eut lieu le Grand Schisme entre Rome et Constantinople, où l'Eglise d'Orient s'est séparée de l'Eglise d'Occident. Ce fut la première grande rupture qui a créé l'Eglise orthodoxe
C'est pourquoi je dis que l'église catholique, au sens où nous l'entendons aujourd'hui, est née en 1054 et que l'unité revendiquée (un seul credo, une seule foi) par le Christianisme n'exista jamais, sauf à considérer comme le firent les vainqueurs de ces procès que les autres que vous nommez dissidents alors qu'ils ne sont que "perdants" n'étaient pas chrétiens. Les ruptures étaient déjà nombreuses avec le christianisme germanique largement arien, la résurrection d'un christianisme manicheo-gnostique dans le catharisme, perceptible dès le 9ème siecle dont le dernier survivant meurt au 14ème siècle, l'hérésie vaudoise née avant la réforme. L'histoire des hérésies entre le 6ème siècle où l'évêque de Rome prend la prééminence et le 16ème siècle avec la Réforme, jouit d'une belle continuité. Je me demande comment il est possible que cela ne se sache pas ou mal : l'histoire de ces courants est racontée comme celle d'une centralisation heureuse. Cette idée a traversé 2000 ans : ils sont encore nombreux ceux qui considèrent que seuls sont chrétiens ceux qui adhèrent à la confession de foi de Nicée Constantinople, laquelle fut rédigée en ses diverses rédactions de plus en plus étroites, non pour désigner le chrétien mais pour exclure. Le Grand Schisme comporte en ses racines nombres de séquelles de ces béances ouvertes lors des premiers conciles. (Voir Rubenstein, "le jour où Jésus devint Dieu" dont le sous-titre est "l'affaire Arius n'a pas été tranchée" Bayard, souvent cité ici) Cordialement, LM (Ch.), Rouen (France) - Protestant
Concile de Jérusalem
Parvis 21 : Une seule Eglise : ce qui ne veut pas dire qu'elles étaient d'accord sur tout. Premier problème : les chrétiens étaient-ils des Juifs et devaient-ils se soumettre aux prescriptions de Moïse ? Cela a été tranché à ce qu'on a appelé a posteriori "le Concile de Jérusalem". Cette façon de raconter l'histoire se nomme "histoire selon les vainqueurs". Le fait que "le concile de Jérusalem" soit une histoire dénommée après coup montre bien qu'il s'agit d'une rationalisation et non d'un fait historique qui n'a pas encore trouvé son attestation par des sources externes. La loi de Moïse dont il est question est celle de la circoncision : doit-on circoncire les gentils qui veulent devenir juifs ou non. Or, cette question n'est pas une question chrétienne comme en témoigne la guerre des Macchabbées, qui se déroula avant l'ère courante mis une question "théologico-politique". (Voir le judéo-christianisme dans tous ses états, paru au CERF et déjà cité plusieurs fois ici) Le monde hellenistique, auquel appartenait la Palestine depuis la conquête d'Alexandre? trouvait "impensable" la circoncision ; c'était une forme de nationalisme religieux que de vouloir la maintenir, fusse au prix de la guerre. La querelle de la circoncision n'est donc pas "tranchée par le concile de Jérusalem" sauf dans une étroite perspective du christianisme. Au contraire, c'est une question à rebondissements dans l'histoire de la Palestine hellenisée et plus largement dans l'histoire du judaïsme. La question de la circoncision est encore actuelle entre les communautés juives américaines de diverses tendances. Cordialement, LM (Ch.), Rouen (France) - Protestant - 24.10.02 D'accord, pas d'accord ? Votre avis ? Envoyez-nous un message. |